Bordeaux également battu

sauvegarder
Par: rédaction
1/10/08 - 23h42
Mirko Vucinic a ramené Rome sur la voie de la victoire.

Mauvaise soirée pour les clubs français. Un Bordeaux admirable, mais usé par près d'une heure jouée à dix, a virtuellement dit adieu à la qualification, en s'inclinant devant une froide AS Rome 3 à 1 (mi-temps 0-1) à Chaban-Delmas.

Un premier acte exemplaire, avec le but d'un Gourcuff de gala, n'a pas suffi à mettre les Girondins à l'abri. Et l'heure d'efforts après l'expulsion d'Henrique (36) a fini par se payer cher, par les buts de Vucinic (64) et de Baptista (71, 83). Bordeaux, après sa déroute à Chelsea (4-0), s'est racheté une conduite. Mais seule équipe du Gr.A à zéro point, il a complètement relancé Chelsea (ENG), revenu dans la course malgé sa surprenante défaite de la 1re journée contre Cluj (ROM).

Partout où les Girondins avaient laissé à désirer récemment, ils élevèrent pourtant le niveau mercredi: moins de déchet technique, davantage de mouvement, une circulation huilée, à l'image du une-deux Jussiê-Chamakh pour la première occasion (9e). Obertan faisait souffrir Riise, Diarra faisait la loi au milieu, Fernando râtissait avec aise: chacun haussait le ton. Nul autre plus que Yoann Gourcuff. Le jeune meneur bordelais prêté par Milan AC se rappelait au bon souvenir du football italien par une activité inlassable et une distribution autoritaire. Et surtout, une merveille de tir croisé rentrant qui battait Doni, après une passe millimétrée de Jussiê (1-0, 18e).

La Roma -hormis des coup-francs de Riise et Aquilani- peinait à exister, handicapé encore par ses absences dans chaque ligne, entre Juan, Pizarro, et Totti. Elle allait recevoir un coup de main de l'arbitre espagnol M. Undiano Mallenco, qui sortait un carton rouge sévère pour Henrique, pour s'être débarrassé brusquement, du bras, du marquage de Perrota sur corner (36). Les Girondins, réorganisés après ce coup dur (Planus pour Obertan, Wendel pour Jussiê touché aux ischios), continuaient pourtant d'avancer et de gagner leurs duels. Gourcuff démoralisait ainsi De Rossi pour un centre parfait sur la tête rasée de Wendel qui manquait le KO.. d'un cheveu (45+2).

Plus fourbu, mais toujours menaçant sur coup-francs de Gourcuff, Bordeaux ne perdait pas le fil de son match, malgré des échanges de plus en plus musclés -quatre cartons jaunes aux Romains en 5 min (55-61)- et un arbitrage frisant la crise de nerfs. Une erreur d'inattention était un risque dans ce climat: Diawara laissait Vucinic le devancer au premier poteau (1-1, 64). Dans la foulée, Baptista, rentré, pour un timide Jérémy Menez, bénéficiait d'un coup-franc après faute de relance de Gourcuff: Valverde, suppléant de Ramé forfait, était piégé (2-1, 71).

Rome sentait alors le sang, et Riise (76) puis Okaka (77) passaient près du coup de grâce, asséné par Baptista sur un contre en triangle au bout d'un centre de Taddei (3-1, 83). L'infériorité numérique, la patience et au final le froid réalisme romains: cela en était trop pour un Bordeaux encore tendre en Europe.

Votre avis nous intéresse!