Les aveux de Floyd Landis d'avoir eu recours au dopage et dénonçant plusieurs pratiques interdites relayées par plusieurs médias américains jeudi ciblent notamment Johan Bruyneel, son directeur sportif lorsqu'il courait pour l'US Postal et le président de l'Union cycliste internationale (UCI) de l'époque, en personne, le Néerlandais Hein Verbruggen.
Selon Floyd Landis, Johan Bruyneel aurait trouvé un accord financier avec Hein Verbruggen pour fermer les yeux sur un contrôle positif qu'aurait subi l'Américain Lance Armstrong au Tour de Suisse.
Dans le passage concernant cet épisode qui figure sur les mails transmis par Floyd Landis, l'Américain raconte que Lance Armstrong avait été mis en garde par son médecin personnel, le désormais célèbre Dr Ferrari, le prévenant que des contrôles ciblant l'EPO allaient avoir lieu avant le départ du Tour de Suisse en 2001 et il conseillait à son poulain de renoncer provisoirement à son usage. Armstrong n'a pas suivi le conseil de Ferrari et a continué à prendre de l'EPO. "Il a été testé positif au Tour de Suisse, un mois avant le Tour de France", écrit Landis. "Il est allé avec Johan Bruyneel au siège de l'UCI et a trouvé un accord avec Mr Vrubrugen (sic) pour fermer les yeux sur ce contrôle positif."
Cette année-là, Lance Armstrong remportait le Tour de Suisse et, dans la foulée, le Tour de France. (belga)


