Le coureur de la formation Katusha n'a pas spécialement l'étiquette d'un coureur audacieux et offensif, contrairement à Philippe Gilbert, qui est un véritable "puncher", un attaquant pur sang. L'Italien a l'art d'hypothéquer les chances des autres, tout en se pénalisant lui-même. Ses choix tactiques, parfois incompréhensibles, irritent bon nombre de coureurs. Certains lui reprochent un manque d'intelligence de course.
Les derniers mois, celui qu'on décrit comme le plus "métrosexuel" du peloton a tout fait pour s'attirer l'antipathie du public belge. A Paris-Tours, aux Championnats du monde l'année dernière, et à Sanremo cette année, il a contré les attaques de Philippe Gilbert, compromettant par la même occasion ses chances de victoire.
Tchmil: "Ce n'était pas à Pippo d'aller chercher Gilbert"
Pozzato, lui, rejette la polémique. "J'ai sauté dans la roue de Gilbert à Sanremo. Oui, et alors? Bien sûr. Ballan s'est bien mis en avant aussi, non? Basta! Je ne veux plus en parler. C'est une discussion ridicule", peste-t-il dans Het Laatste Nieuws.
Contrairement à l'avis de son coureur, Andreï Tchmil n'abonde pas dans son sens. "Je l'ai défendu plusieurs fois mais pas sur ce coup-là : ce n'était pas à lui d'aller chercher Gilbert, plutôt aux sprinters ou à Cancellara. Et s'il le faisait, il devait alors prendre le relais, à deux, ils avaient une chance. Courir derrière quelqu'un et rester dans sa roue, cela n'a aucun sens", analyse le patron de la formation Katusha. (mb)


