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"Philippe Gilbert, le roi déchu du cyclisme mondial", titrait le journal Le Monde en avril dernier. Il est vrai que depuis les prestations exceptionnelles de Tom Boonen dans les classiques flandriennes, le Remoucastrien est passé aux oubliettes. Hors forme, il joue actuellement les équipiers de luxe pour Cadel Evans au Dauphiné Libéré. Dans un entretien pour le journal éponyme, il n'a pas hésité à taper sur la presse belge. Porté aux nues, "Phil" a subi de nombreuses critiques en raison de ses prestations médiocres.
"Un cirque sans limite"
"Ça ne fait pas toujours plaisir mais ça ne m'a jamais attristé, ni choqué. Ça fait partie du jeu. Je sais qu'en Belgique, les journalistes sont rudes avec les athlètes. Ils peuvent nous porter très haut et aussi nous descendre très bas. C'est le pays des extrêmes, il n'y a aucune pitié. Chez nous, le cyclisme, c'est un peu un cirque sans limite. Mais je ne me suis jamais enflammé même quand la presse titrait 'Gilbert, le roi de Belgique' ou le 'Prince Philippe'. Ça ne m'est jamais monté à la tête. C'est plus dur à vivre pour mes proches que pour moi-même", a-t-il déclaré.
"Boonen n'a jamais beaucoup souligné mes victoires"
Le coureur BMC s'est également épanché sur le printemps magnifique de Tom Boonen, à qui il a toutefois lancé une petite pique.
"Tom n'a jamais été quelqu'un qui soulignait beaucoup mes victoires, même si je pense qu'il était content pour moi. Pendant les classiques pavées, je tenais une rubrique dans un des journaux flamands et je l'avais félicité. Enchaîner les victoires comme ça, c'était beau à voir. On se respecte mais on n'est pas amis parce qu'il y a plein de différences entre nous. On n'a pas la même mentalité, pas les mêmes centres d'intérêt mais quand on se voit, c'est toujours très sympa", a-t-il ajouté.



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