Le Luxembourgeois Kim Kirchen, vainqueur de la Flèche wallonne mercredi, a avoué avoir calqué sa fin de course "sur celle de Davide Rebellin" avant de déborder ses rivaux dans les 200 derniers mètres de l'ascencion du mur de Huy.
Question: Kim, comment avez-vous-vous vécu cette course ?
Réponse: "La course est partie très vite dès le début. Et avec la pluie, c'est devenu très dangereux. J'ai donc décidé de faire la course devant. J'étais très nerveux: j'avais de bonnes jambes dans l'avant-dernière difficulté (la côte de Ben-Ahin, ndlr) et j'ai voulu attaquer. Mais mon directeur sportif m'a conseillé de rester calme, d'attendre le Mur. J'ai alors fait la course sur Rebellin. Dans le Mur, c'était dur mais les jambes tournaient encore bien. J'ai pris un bon braquet -53x21-, un peu grand peut-être, mais j'ai su que c'était un bon choix quand j'ai vu Cunego coincer à l'approche de la ligne. J'étais plus frais que dimanche à l'Amstel où je n'avais pas encore récupéré de mon Tour du Pays Basque".
Q: Le cyclisme luxembourgeois vit des heures fastes avec vous et les frères Andy et Franck Schleck. Cette émulation joue-t-elle un rôle important ?
R: "Oui et non. A ce niveau de la compétition, il faut qu'existe une certaine rivalité même si nous sommes de la même nationalité. Nous sommes avant tout trois coureurs de haut niveau, dans des équipes différentes, avec des intérêts différents et avec des qualités différentes. Quand l'un gagne, c'est clair que cela motive les deux autres".
Q: Votre nouvelle équipe, High Road, se présente comme celle d'un nouveau cyclisme. Qu'est-ce que cela signifie concrètement pour vous ?
R: "Il faut surtout dire que c'est tout le cyclisme qui a changé. Toutes les équipes ont changé. Il n'y a pas que chez High Road que le vélo évolue dans le bon sens même si c'est vrai qu'il y a beaucoup de jeunesse et de fraîcheur chez High Road. Depuis le début de la saison, les résultats suivent: je pense qu'on est lancé".
(belga)
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