L'UCI refuse de négocier avec les équipes

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Par: rédaction
18/07/08 - 18h05
"Vous êtes prêts à livrer le cyclisme professionnel dans les mains d'ASO", s'est indigné Pat McQuaid. "Vous tuez l'UCI ProTour, qui était justement le système qui vous protégeait contre l'arbitraire et les abus."

L'Union cycliste internationale (UCI), par la voix de son président Pat McQuaid, a refusé toute négociation avec les équipes qui ont renoncé mardi à leurs licences ProTour. Les 18 formations de l'élite avaient demandé à la Fédération internationale de les rejoindre dans la nouvelle organisation du cyclisme d'élite.

Dans un courrier adressé mercredi aux équipes, l'UCI leur a donné un court délai pour préciser leur intention de financer le passeport biologique de leurs coureurs: "Si nous n'avons pas votre accord le 22 juillet au plus tard, l'UCI arrêtera le passeport biologique pour votre équipe." Pat McQuaid a estimé dans ce courrier qu'elles ont reçu "un simulacre de garantie" de la part de l'organisateur du Tour de France (ASO) pour les (deux) prochaines années.

"En pratique, cela voudrait dire que votre équipe serait confrontée l'année prochaine avec beaucoup plus d'équipes de type 'wild card' qu'actuellement, des équipes qui sont forcément soumises à moins de contrôles que les UCI ProTeams", a renchéri le président de l'UCI, mettant ainsi en cause implicitement le suivi de ces formations de deuxième division.

"Vous êtes prêts à livrer le cyclisme professionnel dans les mains d'ASO", s'est indigné Pat McQuaid. "Vous tuez l'UCI ProTour, qui était justement le système qui vous protégeait contre l'arbitraire et les abus. Vous êtes prêts à exercer un chantage inacceptable sur l'UCI, puisque vous menacez de détruire le ProTour si nous n'acceptons pas le résultat de vos pourparlers avec ASO".

"Des propositions inacceptables"
Ces propositions "sont totalement inacceptables", a martelé le président de l'UCI. "Nous tenons à vous confirmer aujourd'hui que, même face au chantage que vous voulez exercer sur l'UCI, nous ne sommes pas prêts à entrer en matière. Aucune négociation ne pourra avoir lieu sur cette base".

Au sujet de l'antidopage et du passeport biologique, Pat McQuaid a menacé: "Vous comprendrez que l'UCI ne pourra continuer un projet si compliqué et onéreux pour des équipes qui ont annoncé vouloir la quitter dans cinq mois. (...) Il appartiendra à votre équipe de décider éventuellement dans quelle mesure elle compte encore participer au passeport géré par l'UCI pour le reste de l'année 2008 ou en reprendre la gestion, le cas échéant avec d'autres UCI ProTeams qui ont annoncé qu'ils quitteront l'UCI."

"En tous les cas, l'UCI ne veut pas que la lutte antidopage souffre de votre décision et, moyennant l'accord des coureurs, leurs valeurs sanguines récoltées jusqu'à présent pourront être transmises à l'organisme que vous nous indiquerez", a poursuivi le président de l'UCI en fixant au 1er août la date à partir de laquelle les frais (660.000 euros par an pour l'UCI) seront mis à la charge des équipes.

"Encore une fois, il ne serait pas logique que l'UCI paie un passeport biologique qui sera utilisé par une fédération dissidente d'ici quelques mois", conclut Pat McQuaid qui, dans un autre courrier adressé aux neuf équipes titulaires d'une licence ProTour pour 2009 (Astana, AG2R, Columbia, Milram, Gerolsteiner, Caisse d'Epargne, Lampre, Liquigas et Saunier Duval), les menace de demander réparation pour rupture de contrat. (belga)

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