Deuxième des deux premières étapes, Greg Van Avermaet a règlé cette fois le sprint d'un peloton de 45 coureurs pour remporter en autoritaire leader la 3e étape du Tour de Wallonie, qui conduisait lundi les coureurs de Beauraing à Neuchâteau sur 203,5 km.
Et si Astana et Quick Step avaient mis tout en oeuvre pour s'adjuger les lauriers, c'est un troisième larron, celui de Silence Lotto, qui a tiré les marrons du feu. Greg Van Avermaet s'est imposé au sprint devant le Finlandais Jussi Veikkanen, 2e, l'Italien Marco Marcato, 3e, l'Irlandais Nicolas Roche, 4e et un autre Italien, le champion du monde, Paolo Bettini, vainqueur la veille au sommet de la Citadelle à Namur, 5e. Par le jeu des bonifications, Van Avermaet conforte sa place de leader au classement général, avec désormais 11 secondes d'avance sur Bettini.
Avec huit côtes au programme, l'étape de lundi aura été finalement fort animée avant de voir ce groupe de 45 coureurs, où Igor Abakoumov (7e au général) et Gabriel Rasch (20e) étaient les seuls du top 20 à ne pas y figurer, se disputer la victoire en terre chestrolaise.
Tanel Kangert, Jean-Marc Marino, Scott Nydam, Cédric Coutouly et Sergio Paulinho avaient été les premiers à lancer les banderilles après 30 km de course. Leur avance aura atteint les 5 minutes, mais lorsque l'équipe Cofidis a organisé la chasse après 80 km, l'écart a fondu comme neige au soleil. Dix kilomètres plus loin, la jonction était opérée. Si Serguei Ivanov, Jussi Veikkanen et Serge Pauwels ont bien tenté ensuite leur chance, ils n'ont pas reçu de billet de sortie. Dmitriy Muravyev (Astana) aura lui un peu plus de chance à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée. Il comptera une demi-minute d'avance à 20 km de l'arrivée, mais Tom Boonen, Maarten Wynants et Andrea Tonti ont roulé pour Bettini afin de boucher le trou. Les dix derniers kilomètres saluèrent la rivalité entre Astana et Quick Step pour amener respectivement Maxim Iglinsky et Paolo Bettini dans la meilleure position. Le dernier démarrage fut à mettre à l'actif de Tomas Vaitkus, mais il était dit que la victoire se jouerait au sprint avec ce peloton décanté, réduit à 45 unités. Greg Van Avermaet, qui n'avait que Jurgen Van den Broeck pour l'épauler, affichait sa puissance pour ne laisser aucune chance à personne.
Demain/mardi, la 4e étape conduira les coureurs de Gouvy à Seraing sur 201,9 km. L'arrivée sera jugée mercredi à l'issue de la 5e étape courue sur 175,3 km entre Welkenraedt et Aubel. (belga)


