MISE À JOUR
Le cycliste italien Ricardo Ricco, contrôlé positif à l'EPO après la 4e étape du Tour de France, a reconnu s'être dopé mercredi devant le Comité olympique italien (CONI), selon ses propos cités par l'agence Ansa.
"Devant le parquet antidopage, j'ai pris mes responsabilités. Avant le
Tour, j'ai commis une erreur, j'ai pris le produit dont tout le monde
parle. J'ai commis cette erreur seul", a déclaré le coureur devant le
procureur du Coni Ettore Torri.
L'Italien qui niait jusqu'à présent s'être dopé, avait été déclaré
positif lors du contre-la-montre de Cholet (ouest), 4e étape du Tour de
France le 8 juillet.
Ricco avait terminé cette étape à la 115e place, à 3 min 36 sec du
vainqueur (Schumacher) "Comment j'ai fait pour m'informer sur cette substance que j'ai prise?
Il suffit d'aller sur internet et on s'informe rapidement. Lorsque je l'ai
prise, j'étais certain de ne pas prendre de risques pour ma santé.
Personne ne m'a conseillé", a assuré Ricardo Ricco.
"Je suis venu devant le parquet antidopage pour me soulager d'un
poids, parce que je me sens en faute et dans l'obligation de m'excuser
devant mes fans", a tenu à souligner le coureur. "Mes pensées vont à l'équipe (Saunier-Duval), car des personnes ont pu perdre leur travail à cause de moi. Je pense aussi à mes coéquipiers qui, toujours à cause de moi, ont dû renoncer à poursuivre leur aventure dans le Tour", a-t-il déclaré.
"Ce qui m'a le plus blessé dans toute cette histoire a été l'hypocrisie dans le milieu du cyclisme", a déploré Ricco.
Le 22 juillet, selon des extraits des procès-verbaux cités par le
quotidien Le Monde, le coureur avait nié avoir pris de l'EPO et affirmé
que tous les produits qu'il avait pris "avaient été prescrits soit par le
médecin espagnol de mon équipe, dont j'ignore le nom, soit par mon médecin personnel qui demeure en Italie".
"Je maintiens mes déclarations précédentes à savoir que je n'ai pas
pris de produit interdit," avait ainsi répondu Ricco cité par Le Monde,
aux enquêteurs français qui l'interrogeaient.
Le coureur a été mis en examen par le parquet de Foix (sud-ouest de la France) pour "utilisation de substance classée vénéneuse par le Code de la santé publique" et placé sous contrôle judiciaire. (afp)


