L'AFLD refusera d'être simple sous-traitant sur le Tour

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Par: rédaction
23/10/08 - 12h25

L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) refusera d'intervenir sur le Tour de France 2009 si elle est cantonnée au rôle de "sous-traitant" de l'UCI (Union cycliste internationale), affirme son président Pierre Bordry dans le quotidien le Monde daté de vendredi.

"Il n'est pas question de repartir comme en 2007 avec l'UCI en charge de la stratégie des contrôles et l'AFLD en simple sous-traitant pour faire les prélèvements et les analyses", déclare ainsi M. Bordry.

Mercredi, lors de la présentation du Tour 2009 à laquelle M. Bordry avait refusé d'assister afin de protester contre la reprise en main prévisible par l'UCI de la politique antidopage sur l'épreuve, le président de l'UCI Pat McQuaid s'était montré intransigeant.

"Nous sommes l'autorité internationale, responsable de la lutte antidopage dans le cyclisme (...) Nous ferons notre travail et nous le ferons bien."

Dans le Monde, Pierre Bordry a exigé des "garanties de transparence" de la part de l'UCI, condition à laquelle il "serait d'accord pour coopérer avec l'UCI." Garanties qu'il estime ne pas avoir.

"J'aimerais également comprendre comment les coureurs que nous avons contrôlés positifs pendant le Tour ont pu passer à travers le passeport sanguin mis en place par l'UCI", a-t-il poursuivi.

Le Tour 2008 s'était déroulé hors du cadre UCI en raison du conflit entre cette dernière et les organisateurs. En conséquence, l'AFLD était devenue responsable de la politique antidopage mais l'UCI lui avait refusé l'accès aux informations du passeport sanguin.

L'armistice UCI/ASO et le retour du Tour sous l'égide de la fédération internationale pour 2009, rend à cette dernière les pleins pouvoirs en matière d'antidopage.

Grâce notamment à un ciblage des coureurs suspects, l'AFLD avait enregistré quatre contrôles positifs en juillet dont un à la CERA, une EPO jusque là indétectable. Des analyses rétrospectives menées au moyen d'un nouveau test de la CERA, développé par le laboratoire de Châtenay-Malabry dépendant de l'AFLD, avait permis de confondre trois autres coureurs dopés à la CERA. (afp)

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