L'Espagnol Alberto Contador (Astana) a expliqué sa défaillance de la septième étape de Paris-Nice, samedi, à l'approche de l'arrivée à Fayence, par une fringale caractérisée et a regretté de ne pas avoir eu de coéquipier avec lui.
"La course a été difficile à contrôler et j'ai dû travailler tôt, a expliqué le vainqueur du Tour 2007. L'allure était rapide en permanence, et j'ai oublié de m'alimenter, en nourriture et plus encore en boissons. Je suis resté seul à 40 kilomètres de l'arrivée et j'ai répondu aux attaques jusqu'à ce qu'aux 15 kilomètres, je me retrouve sans forces. Mon corps m'a lâché complètement. A ce moment-là, le seul objectif était d'aller jusqu'à la ligne".
Sanchez
"C'était difficile (dans les derniers kilomètres) parce que tous m'ont laissé le travail à faire. C'est normal, chacun défend ses intérêts", a relevé Contador qui a regretté de ne pas avoir été davantage soutenu par son équipe: "C'est un peu dommage que je n'ai pas eu de coéquipiers dans le final. J'ai connu une journée très dure."
Contador a évoqué aussi une conversation avec son compatriote Luis Leon Sanchez, peu avant l'attaque de celui qui allait gagner l'étape et endosser le maillot jaune. "Luisle est venu me dire qu'il allait attaquer pour gagner l'étape et je lui ai dit 'OK, vas-y'. Nous étions dans la course et chacun a à faire son travail. J'ai apprécié son geste", a déclaré le Madrilène.
Fatigue
Sur ses chances de victoire finale, dimanche à Nice, l'ex-leader de la course s'est dit réaliste: "Vu le nouveau classement, ce sera très difficile de renverser la situation. Nous terminons tous fatigués ce Paris-Nice. On verra demain."
Avant la dernière étape, Contador occupe la 4e place du classement général à 1 min 50 sec de Luis Leon Sanchez (Caisse d'Epargne). Le Français Sylvain Chavanel (Quick Step), 2e du classement général, a pour sa part déclaré: "On a vécu une sacrée étape! Très rapide avec beaucoup de difficultés, des défaillances dans le final... Paris-Nice cette année laisse des traces et beaucoup de fatigue. Je ne me suis pas affolé dans le col de Mons quand j'ai lâché prise".
"Je sais que je descends bien et je suis revenu dans la descente. Après, on a vu que Contador n'était pas au mieux. Apparemment il a eu une grosse, grosse fringale. Ca prouve qu'il est humain, qu'il est comme tout le monde. Voir ce genre de défaillance dans le vélo, ce n'est peut-être pas bien pour lui mais c'est bien pour tout le monde. Demain (dimanche), l'équipe de Sanchez aura un gros travail à faire. Je pense que Contador va attaquer de tous les côtés. Moi, j'ai une place à défendre, j'espère rester sur le podium."
Concurrence
Quant au leader, Luis Leon Sanchez, il commentait: "Nous avions prévu d'attaquer et tout s'est déroulé comme on l'avait tablé. Je connaissais le parcours, ce sont des routes que l'on emprunte en début de saison, au Tour méditerranéen et au Tour du Haut-Var. C'est un profil qui me convient. Contador? j'ignore ce qui lui est arrivé. Quand nous étions ensemble dans le final, il n'a rien dit qui pouvait laisser supposer un problème. Nous nous entendons bien mais nous sommes concurrents. C'est bien d'avoir le maillot mais rien n'est acquis." (belga)


