Patrick Lefevere, le manager de l'équipe cycliste Quick Step, veut être fixé demain/mercredi sur la participation de son coureur Tom Boonen au prochain Tour de France qui s'élance le 4 juillet prochain de Monaco. Si Boonen n'est pas autorisé à courir (en raison de son 3e contrôle positif à la cocaïne hors compétition), ce sera la "guerre" prévient l'homme fort de Quick Step, révèlent ce mardi les journaux Gazet van Antwerpen/Het Belang van Limburg.
Ces derniers jours, plusieurs voix se sont élevées pour suggérer que
le vainqueur de Paris-Roubaix puisse disputer la Grande Boucle. Le
président de l'Union cycliste internationale (UCI), Pat McQuaid a déclaré que le Campinois peut prendre part au Tour puisque la commission disciplinaire de l'UCI qui doit se pencher sur son cas ne pourra pas le faire avant le 4 juillet.
Patrick Lefevere n'est en tout cas pas au courant officiellement d'une
décision quelle qu'elle soit. "Des mots, rien que des mots. Je veux
maintenant voir un document, car rien n'est officiel", déclare Lefevere
dans les journaux de Concentra. "Si je demande, les instances ouvrent leur parapluie. Qu'est-ce qui les retient? Tom n'a été contrôlé positif par aucune instance officielle et ne peut donc pas être sanctionné. D'où mon mécontentement croissant. Ma date limite est mercredi. Je veux avoir à ce momemnt-là un 'oui' ou un 'non'. Sur papier."
Si l'organisateur du Tour, Amaury Sport Organisation (ASO) ne réagit
pas ou si il n'autorise pas son coureur à prendre le départ, "alors ce
sera le moment de la guerre", prévient Lefevere. "Alors nous attaquerons tous ceux qui s'opposeront à ce que Boonen soit au départ du Tour, à Monaco, par tous les moyens. Nous n'irons pas seulement devant la Chambre d'Arbitrage à Paris (qui peut encore autoriser Boonen à participer, ndlr), mais réclamerons des dommages. Nous exigerons des millions, car les dommages sportifs et économiques pour l'équipe et les sponsors en raison de l'absence de Tom dans la plus grande course de l'année sont incalculables", précise Lefevere.
Contacté mardi par l'agence Belga, ASO, par la voix de son responsable de presse Christophe Marchadier, s'est refusé à tout commentaire qu'il s'agisse des propos de Patrick Lefevere ou de ceux de Pat McQuaid. ASO n'a pas non plus voulu préciser quand une décision serait prise concernant la participation ou non de Tom Boonen au 96e Tour de France.
Le 12 mai, lorsque la nouvelle affaire Boonen avait éclaté, Christian
Prudhomme, le directeur du Tour de France, avait déclaré: "Vu la situation actuelle, il est évidemment impossible que Tom Boonen participe au Tour de France."
Le 7 juin, Prudhomme avait expliqué qu'il suivrait l'avis de l'UCI
dans ce dossier. "Nous arrivons à la même conclusion que Pat McQuaid, le président de l'UCI, quand il dit que Tom a terni l'image du sport. Mais il est logique que nous suivions l'avis de la décision de la commission disciplinaire de l'UCI qui j'espère décidera quelque chose avant le départ du Tour." Or, ce ne sera pas le cas.
Enfin, le 10 juin, Bernard Laporte, secrétaire d'Etat français aux
sports, avait indiqué que Tom Boonen ne serait pas les bienvenus sur
l'édition 2009 du Tour de France cycliste.
Rappelons que l'an dernier, Tom Boonen avait déjà été privé de
participation au Tour de France par l'organisateur ASO à la suite d'un
deuxième contrôle positif à la cocaïne, hors compétition. "Il y a atteinte à l'intégrité du Tour et à l'ensemble des équipes du Tour", avait justifié le 11 juin 2008 Christian Prudhomme pour l'écarter. (belga)


