La suspension de Landis ne l'"empêche pas de dormir"
La suspension de deux ans prononcée jeudi dernier à son encontre pour dopage sur le Tour de France 2006, assortie d'une privation de sa victoire lors de cette édition de la Grande Boucle, ne "m'empêche pas de dormir", a prétendu mardi l'Américain Floyd Landis.
Landis a été reconnu coupable de dopage sur le Tour de France 2006 par les trois juges de la Cour d'arbitrage américaine indépendante (AAA) qui l'ont privé de sa victoire dans l'épreuve et suspendu pour deux ans. "Je suis en colère après cette décision rendue contre moi la semaine dernière", a déclaré Landis. "Cela ne m'empêche pas de dormir, sachant que j'ai gagné le Tour de France 2006 honnêtement et proprement. Je me considérerai toujours comme le vrai vainqueur".
"Je conserve l'espoir que le système (de contrôle antidopage) soit révisé afin qu'aucun autre sportif n'ai à subir à nouveau une telle procédure", a insisté Landis, qui avait réagi à sa suspension en affirmant que ce jugement était "un camouflet pour tous les athlètes et les cyclistes".
"Nous avons montré que le système antidopage est corrompu, inefficace et malhonnête", a-t-il encore dit. Landis, contrôlé positif à l'issue de son succès dans la 17e étape du Tour 2006, à Morzine (Alpes françaises), a toujours clamé son innocence. Il a basé sa défense sur le manque de sérieux du laboratoire de Châtenay-Malabry (banlieue parisienne), responsable des analyses positives à la testostérone de ses échantillons A, B, ainsi que des analyses rétroactives (également positives) pratiquées à la demande de l'USADA au mois d'avril 2007. L'Américain, bientôt 32 ans, a ajouté qu'il allait désormais se consacrer à sa vie privée, en restant très évasif sur son avenir. (afp)