Quick Step en justice contre la décision du Tour

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Par: rédaction
19/06/09 - 13h42
Tom Boonen et Quick Step ne comptent pas se laisser faire. MISE À JOUR
Patrick Lefevere.

Quick Step ne dépose pas les armes face au refus du Tour de France d'autoriser Tom Boonen à prendre le départ de l'épreuve en raison de son contrôle positif à la cocaïne fin avril. Un communiqué de l'équipe du ProTour annonce en effet qu'une action en justice va être intentée auprès des tribunaux, dans l'espoir de faire annuler cette mesure jugée non fondée.

"Les avocats de Quick Step et Tom Boonen vont recourir à une procédure en référé", précise en effet Maître Jean-Louis Dupont, le conseil de l'équipe cycliste.

Déjà puni en 2008
"La presse sera informée en détail du contenu du dossier, dès que la Cour en aura eu connaissance". Tom Boonen a été avisé jeudi de la décision négative à son encontre, prise par ASO, la société organisatrice, qui lui avait déjà interdit le départ du Tour de France 2008 pour les mêmes raisons il y a un an.

En 2007 par contre, il avait succédé à Eddy Planckaert, le dernier vainqueur belge du classement par points, en 1988, en ramenant à son tour le maillot vert au pays. L'usage de cocaïne hors compétition n'est pas interdit par les règlements sportifs, même si dans le cas de Boonen, l'Union Cycliste Internationale a un moment envisagé de le sanctionner pour "détérioration de l'image du cyclisme".

"Etonné par Laporte"
Elle y a cependant renoncé jeudi, mais ASO, "contre toute attente", selon le manager de Quick Step, Patrick Lefevere, n'a pas suivi l'instance internationale sur le chemin de la mansuétude, prenant au contraire une décision défavorable à l'intéressé.

"Ce qui m'étonne encore plus", commente Lefevere, "ce sont les propos du secrétaire d'Etat français aux Sports, Bernard Laporte. Ce dernier, commentant "l'affaire" jeudi, avait en effet déclaré: "Cette décision illustre la volonté résolue de préserver l'éthique du sport et l'image du Tour de France, patrimoine du sport français". Patrick Lefevere se dit incrédule devant cette ingérence du pouvoir exécutif d'un état, dans les relations contractuelles entre Quick Step et ASO.

Pas vers le TAS
Quick Step et Boonen devraient également se tourner vers la Chambre arbitrale du sport du Comité national olympique français, plutôt que vers le Tribunal arbitral du sport de Lausanne. Ce dernier est en effet reconnu par l'UCI pour tous les litiges, sauf ceux concernant le Tour de France.

Johnny Maeschalck, l'avocat de Tom Boonen, s'est montré prêt au combat devant les micros de Sporza. "Oui, je suis surpris par la décision de ASO, qui semblait s'être engagée à suivre la décision de l'UCI", a-t-il ainsi déclaré.

"Pas le verdict espéré"
"Mais d'un autre côté, ce n'était apparemment pas le verdict espéré. ASO a dès lors préféré rester pour une fois fidèle à sa propre jurisprudence. Enfin peu importe, on a de toute façon un dossier en béton, ou plutôt il n'y a même aucun dossier à charge de mon client, qui n'a d'ailleurs pas été entendu. Comment a-t-on dès lors pu le condamner à quoi que ce soit. Il ne fait donc guère de doute à mes yeux qu'il sera bien au départ le 4 juillet à Monaco".

Interrogé par Sporza vendredi matin au départ de la deuxième étape du Ster Elektrotoer aux Pays-Bas, Tom Boonen n'a de son côté pas souhaité réagir à la décision de ASO.(belga/chds)

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