Patrick Lefevere a dû déplacer des montagnes pour permettre à Tom Boonen de participer au Tour de France. En faisant confiance à des ténors du barreau sportif, le manager de Quick.Step a d'abord saisi le Tribunal de Grand Instance de Nanterre, qui s'est déclaré incompétent. La formation belge annonçait dans la foulée qu'elle allait désormais demander l'arbitrage de la Chambre arbitrale du sport du comité olympique français (CNOSF), qui autorisa la participation du coureur néerlandophone.
"Physiquement, il était prêt"
Au terme de deux semaines de course anonymes et quelques étapes laborieuses, Boonen a jeté l'éponge en raison d'une gastro-entérite. Patrick Lefevere n'a pu cacher sa déception. "Physiquement, il était prêt. Sinon, il n'aurait pas été sacré champion de Belgique sur un parcours qui ne lui était pas favorable. Mais lorsque seulement à 24 heures du prologue, on sait si on peut participer ou pas, il est difficile de se concentrer à 100% sur l'épreuve", explique le manager de Quick.Step dans Het Laatste Nieuws.
"Il y a des limites"
Boonen a-t-il été tourmenté par ses derniers déboires parus dans la presse récemment (ndlr. Le coureur flamand a trompé sa copine lors d'une escapade nocturne) ? "Ce que Tom fait dans sa vie privée ne me regarde pas. C'est à lui d'aller s'expliquer à la maison. Pas à moi. Mais il doit se rendre compte qu'il y a des limites. Peut-être est-ce à lui de faire le bilan, de se poser des questions. Où est-ce que je me situe? Qu'est-ce que j'attends encore de ma carrière? Combien de temps est-ce que je veux encore rouler? A lui de faire l'addition", ajoute-t-il. (mb)


