Aucune suspension pour Malisse et Wickmayer

La Commission de discipline du tribunal anti-dopage flamand (VDT) n'a pas demandé de suspensions à l'encontre de Yanina Wickmayer et Xavier Malisse qu'elle avait convoqués jeudi à Gand pour défauts de localisation. Le procureur du tribunal, Geert Cheyns, a requis des réprimandes pour le principe.
 
Johnny Maeschalck, assurant la défense des deux Belges, engagés dans des tournois à l'étranger et absents jeudi, a plaidé des fautes de procédures. Jugement le 5 novembre.
 
Yanina Wickmayer, récente demi-finaliste à l'US Open et victorieuse du tournoi de Linz dimanche dernier, ainsi que Xavier Malisse, 132e joueur mondial, devaient expliquer pourquoi ils n'auraient pas rempli de manière adéquate les formulaires ADAMS (Anti-Doping Administration and Management System), qui obligent les sportifs à fournir leur emploi du temps des prochains trois mois via internet ou par SMS.
 
Wickmayer est accusée de trois "oublis" au cours de ces 18 derniers mois. Malisse a deux manquements à sa charge, mais a de surcroît manqué un contrôle. Ces infractions équivalent en principe à un contrôle positif et sont susceptibles d'une suspension pouvant aller jusqu'à 2 ans.
 
La défense de Xavier Malisse (engagé au Challenger d'Orléans) et Yanina Wickmayer (engagée à Luxembourg) a plaidé pour des fautes de procédure qui, selon lui, doivent aboutir à la nullité des charges pesant sur ses clients, qu'il a qualifiés de "victimes administratives".
 
Johnny Maeschalck a aussi fait remarquer que le principe des "whereabouts" est contesté devant le Conseil d'Etat et que la fédération de tennis n'a adapté ses règlements que le 4 septembre dernier. Or les reproches formulés à l'encontre de Xavier Malisse datent du 14 août et du 1er septembre pour Yanina Wickmayer et concernent en outre des faits datant de la première moitié de l'année.
 
Dès le début de l'audience jeudi, le procureur avait déjà été clair en annonçant qu'il ne voulait pas mettre en péril la carrière des deux sportifs. "Il ne s'agit pas ici de pratiques dopantes dans le sens premier du terme", a expliqué Geert Cheyns, "mais nous parlons ici de négligence ou de nonchalance. Je veux cependant donner un signal clair aux sportifs: il convient de respecter les règles. Ainsi je ne demande pas de suspension de fait, mais une réprimande pour le principe."
 
Le VDT a été fondé fin août à l'intention des sportifs d'élite. Si Xavier Malisse et Yanina Wickmayer sont les deux premiers sportifs belges à se présenter devant le tribunal flamand antidopage, un troisième sportif, dont le nom n'a pas été communiqué, a aussi été entendu jeudi pour des faits similaires. Il était aussi défendu par Maître Maesschalck. "Croyez-moi", a-t-il commenté. "C'est une situation absurde. Malisse et Wickmayer sont les deux premiers d'une longue liste susceptibles d'avoir des problèmes en raison du zèle des employés de la commission antidopage flamande. Bientôt, je vais devoir dormir ici...!"(belga/chds)
22/10/09 23h29
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