Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils étaient les plus frais jeudi à Paris-Bercy et se sont qualifiés facilement pour les quarts de finale aux dépens de Gilles Simon et Julien Benneteau, usés par les émotions et les efforts des jours précédents.
L'après Federer
Jo-Wilfried Tsonga rencontrera Rafael Nadal qui s'est qualifié en battant difficilement son compatriote Tommy Robredo en trois sets 6-3, 3-6, 7-5. Auteur de l'exploit de sa vie la veille face à Roger Federer, Benneteau n'a pas réussi à enchaîner.
"C'est sûr que j'avais un peu moins d'influx qu'hier. Mais même si j'en avais eu autant, je ne sais pas si j'aurais pu gagner car (Monfils) a été très solide. Il a très bien servi (16 aces) et quand il est comme ça, il fait partie des meilleurs", a commenté Benneteau, 49e mondial, battu 6-4, 6-3. "Ce qui est dur en tennis, c'est qu'on n'a pas le temps de savourer. Il faut tout de suite se mettre dedans", a-t-il souligné.
Levé du bon pied
Monfils a en revanche montré une forme étonnante pour un joueur qui affirmait après sa précédente rencontre "ne plus avoir d'essence" en cette fin de saison. "Il ne faut pas tirer de conclusion trop vite. Ca n'a pas été un match très physique, a prévenu le Parisien. Mais bon, c'est un peu moi ça. Je me suis levé du bon pied et j'ai rassemblé mon énergie. J'étais favori et je voulais montrer que j'étais le meilleur". En quarts de finale, Monfils, 16e mondial, affrontera pour la première fois de sa carrière le grand Croate Marin Cilic (13e).
La tâche de Tsonga a été encore bien plus facile contre un Gilles Simon diminué par une blessure à un genou. La tendinite de Simon, qui s'était réveillée une fois de plus mardi contre Ivan Ljubicic, l'a empêché de se déplacer normalement. Le Francilien s'est présenté sur le court avant tout pour honorer son engagement envers le public et le tournoi.
"Je savais que je ne pouvais pas bien jouer, mais que je ne risquais pas d'aggraver la blessure", a dit Simon, battu 6-3, 6-2 en 52 minutes. Connaissant l'état de son adversaire, Tsonga a seulement pris garde de ne pas se faire piéger, comme l'avait été Ljubicic l'avant-veille. "Il était tombé dans le panneau comme un enfant. Dans ces cas-là, il faut juste jouer son jeu et souvent ça suffit", a expliqué le N.1 français, qui pourrait retrouver Rafael Nadal en quarts.
Masters
Le Britannique Andy Murray, un des favoris du tournoi, a été éliminé dès les huitièmes de finale par le Tchèque Radek Stepanek 1-6, 6-3, 6-4, après avoir terminé son précédent match la veille à près de 02h00 du matin contre l'Américain James Blake.
Dans la course au Masters, la situation s'est un peu clarifiée avec la qualification de Nikolay Davydenko, actuellement septième du classement 2009, dont les huit premiers seront conviés à Londres du 22 au 29 novembre. Le Russe, pourtant battu par le Suédois Robin Soderling (6-3, 3-6, 6-4), terminera au pire huitième, car son plus proche poursuivant, Fernando Verdasco, s'est incliné face à Cilic (3-6, 6-3, 6-4).
L'Espagnol sera aussi du voyage à condition que Tsonga ne gagne pas le tournoi de Bercy et que ni Soderling ni Fernando Gonzalez n'aillent en finale. (afp)


