Eliminée d'entrée à Roland-Garros, Aravane Rezaï avait avoué être en pleine reconstruction après ses problèmes familiaux.
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La joueuse de tennis française, Aravane Rezaï, vient de déposer plainte contre son père. Elle reproche à ce dernier d'avoir été violent et de l'avoir escroquée.
La joueuse française d'origine iranienne avait coupé les ponts avec son père, et entraîneur, à l'issue du dernier Open d'Australie. Une décision qui s'était répercutée sur ses performances tennistiques et qui a obligé la joueuse à se reconstruire. "J'ai agi pour une question de survie. Pendant les vingt-quatre ans passés auprès d'eux, mes parents m'ont appris que je devais être dépendante d'eux", avait confié Rezaï pour justifier la rupture familiale.
"Le combat que je mène, il est d'abord contre moi-même, contre la tentation d'arrêter de me battre pour ma liberté de femme. Je veux être un exemple pour les milliers de femmes qui n'ont pas comme moi la chance de pouvoir dire stop à leurs souffrances, à leurs entraves. Si je gagne ce combat -il est dur et j'en pleure tous les jours- je réussirai ma carrière". Un témoignage lourd qui aujourd'hui prend la forme d'une action en justice.
Selon différents quotidiens français, la joueuse aurait déposé plainte au commissariat de Boulogne (Hauts-de-Seine) la semaine dernière "pour des faits de violences et d'escroquerie portant sur plusieurs dizaines de milliers d'euros". La joueuse reproche notamment à son père, Arsalan, de l'avoir contrainte à lui donner 35 000 euros.
Un père qui, de son côté, a nié toute altercation avec sa fille à propos d'un éventuel petit ami. Et qui semble ne pas comprendre les reproches de sa fille. "Ni moi ni sa mère ne lui avons demandé quoi que ce soit. C'est elle qui touchait l'argent. Nous, on se contentait de courir derrière elle. Je me suis consacré à ma fille et je n'ai pas de retraite. Rien", a-t-il assuré. "Je vais voir si je peux trouver un boulot, ma femme aussi, mais à bientôt 60 ans, ce n'est pas simple. J'aimerais aider des jeunes joueurs motivés, j'ai l'expérience. Mais financièrement, je ne sais pas comment on va faire". (LS)


