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Lors du quart de finale entre Berdych et Nadal, plusieurs décisions arbitrales ont été contestées par les deux joueurs, qui ont dû très souvent faire appel au "hawk-eye" (arbitrage électronique). Il faut bien reconnaître que de nombreuses erreurs ont été commises par les juges de ligne. Utilisé pour la première fois en Grand Chelem à l'US Open 2006, le système apparaît aujourd'hui comme incontournable. Pour Rafael Nadal, cette technologie engendre aussi des effets négatifs. Il s'en est plaint en conférence de presse à l'issue de sa victoire.
"J'aime le hawk-eye, mais je trouve que depuis que cela existe, les arbitres ont beaucoup moins de pression qu'avant. Carlos (Bernardes, l'arbitre du match d'aujourd'hui) est un fantastique arbitre, l'un des meilleurs du circuit. Mais leur boulot sur la chaise est bien plus facile qu'avant, justement parce qu'ils ont moins de pression. Car si le joueur veut arrêter le point pour contester, après tout, il peut le faire et challenger. Du coup, les arbitres overrulent (ndlr. Corriger la décision d'un juge de ligne) moins qu'avant, et cela manque", a-t-il pesté dans des propos rapportés par welovetennis.fr.
Le "hawk-eye" refusé à Nadal
L'origine de cette polémique est en grande partie due à un point capital disputé dans le jeu décisif du premier set. A 5-5 dans le tie-break, Berdych frappe un revers (dont l'image de synthèse confirmera qu'elle était bel et bien "out"), Nadal s'attend évidemment à un "overrule" de Carlos Bernardes, mais ce dernier ne bronche pas.
Déstabilisé (et lésé), l'Espagnol hésite à continuer le jeu ou demander le "challenge". "Rafa" finit par le demander mais l'arbitre n'accepte pas car la Majorquin avait déjà fait mine de vouloir poursuivre le jeu (Ndlr. Il faut immédiatement arrêter le point pour avoir droit à l'image de synthèse). En colère, Nadal se dirige vers l'arbitre de chaise pour lui manifester son mécontentement. Rien n'y fait, Bernardes accorde le point à Berdych, qui se procure une balle de set sur son service!
L'image de synthèse dévoilée uniquement aux téléspectateurs, et donc non connue des joueurs, donnera raison à l'Espagnol. La balle du Tchèque était bel et bien en dehors des limites du terrain (voir image ci-dessus). Au lieu d'une balle de set pour Nadal, c'est Berdych qui hérite d'une balle de première manche sur son service. Un monde de différence! L'Espagnol finira par émerger dans cette rencontre 6-7 (5/7), 7-6 (8/6), 6-4, 6-3, après avoir sauvé une balle de deux sets à zéro.
Michaël Bouche
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