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Le chef radical chiite irakien Moqtada Sadr a appelé au boycottage du Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn alors que la contestation menée par des opposants chiites a pris une tournure plus violente.
"J'appelle les sportifs honnêtes à ne pas participer à cette course (...) et à soutenir le peuple bahreïni dans son rejet de la tenue de cette épreuve", a-t-il déclaré dans un communiqué publié dans la ville sainte chiite de Najaf.
"Maintenir cette course dans ce pays c'est soutenir les meurtres, l'oppression et la violation des libertés pour le peuple de Bahreïn", ajoute-t-il. Des affrontements ont opposé dans la nuit de mercredi à jeudi manifestants et policiers dans des villages chiites de Bahreïn à la veille des essais du Grand prix de Formule 1, ont rapporté des témoins.
Bahreïn est la seule monarchie du Golfe où les chiites sont majoritaires. La répression du mouvement de contestation de février à mars 2011 avait fait 35 morts, dont cinq sous la torture, selon une commission d'enquête indépendante.
Amnesty International parle de 60 morts depuis le début de la contestation, les manifestations antigouvernementales ayant repris en juin après la levée de l'état d'urgence, malgré la répression.
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