Peugeot affole les chronos lors des essais des 24h du Mans

Les Peugeot 908 HDi-FAP ont affolé les chronos, deux voitures sur trois passant nettement sous la barre des 3:20. au tour, mercredi soir, lors de la 1re séance d'essais qualificatifs pour la 76e édition des 24 Heures du Mans automobile.
Après quatre heures d'essais au menu de cette première soirée, la meilleure Audi, la N.2 de Tom Kristensen, septuple vainqueur, pointait à près de six secondes, en 3:24.105: le Lion a montré ses griffes dès le début de la chasse à la pole position, menée comme prévu par Stéphane Sarrazin sur la N.8. "La stratégie, c'était d'équilibrer la voiture et de faire
péter un temps. On a réussi 3:18., c'est énorme et je suis très heureux", a dit Sarrazin peu avant minuit, juste avant de partir pour un dernier débriefing.
Dès son 3e tour lancé, Pedro Lamy tournait sur la N.8 en 3:23.954, soit trois secondes de mieux que la pole position de l'an dernier et tout près du temps canon de Sarrazin lors de la Journée Test du 1er juin (3:22.222). Puis Sarrazin a relayé Lamy au volant de la N.8 à parements bleus et à 18h24 GMT l'Alésien a signé un 3:18.513 effrayant, à 247 km/h de moyenne, en pneus "médium". Pas de quoi décourager Franck Montagny qui a ensuite assuré le spectacle sur la N.9 et claqué un 3:18.682, en pneus "soft".
Incidents en série"C'est une belle performance d'ensemble, mais la course sera un autre sujet", a dit Michel Barge, le patron de Peugeot Sport. "Ce sont des temps impressionnants mais nous continuons à préparer la course", a lâché, imperturbable, le Dr Wolfgang Ullrich, grand patron d'Audi Motorsport. A 22h00, la plupart des voitures sont reparties avec des pneus de qualification, à flancs blancs, pour continuer à tester les voitures au maximum de leurs possibilités, au cas où certaines pièces en auraient encore besoin après des milliers de kilomètres d'essais.
Peu de chronos ont été améliorés, mais beaucoup d'incidents sont venus émailler la 2e demi-séance. Le moins grave, un lapin a terminé en civet dans le radiateur de la Courage-Oreca N.6, fauché en pleine ligne droite des Hunaudières par Olivier Panis. Plus embêtant, une Aston Martin a laissé toute l'huile de son moteur dans les virages Porsche, au moment où arrivait Romain Dumas sur sa Pescarolo, 7e temps provisoire, derrière les six diesel, et donc meilleur temps des 49 voitures à essence.
Bilan, une Pescarolo-Judd bien abîmée à l'avant et une nuit blanche en prévision pour les mécanos de Pescarolo Sport. Beaucoup plus spectaculaire, une Lola-Mazda est partie en tonneaux avant la passerelle Dunlop, sept minutes avant la fin de la séance, interrompue définitivement par un drapeau rouge. Son pilote japonais, Hideki Noda, est indemne. (afp)