Jean-Michel Saive et la Fédération belge de tennis de table (FRBTT) ont demandé le jugement du Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne malgré les conditions posées par la Fédération internationale de tennis de table (ITTF).
Dimanche, lors du Top 12 européen de Francfort, Adham Sharara, président de l'ITTF, avait promis de trouver une solution à l'amiable avant de faire appel au TAS. Mais l'ITTF est depuis revenue sur sa décision et a posé auprès du TAS des conditions jugées inacceptables par le clan belge. Face à la volte-face de l'ITTF, Saive et la FRBTT avaient envisagé de se tourner vers la justice civile, mais ont tout de même fait appel au TAS, "avec l'accord du COIB et de l'ADEPS", précise à Sud-Presse Jean-Luc Flagothier, l'avocat de Jean-Michel Saive.
"Il n'est pas question de prendre un risque par rapport aux délais. Assigner, même en référé, devant un tribunal belge une fédération installée en Suisse demande un délai de citation de 32 jours. Cela nous reporte, rien que pour la citation, au 15 mars, alors que la première épreuve de qualification (pour les JO) à Nantes est fixée au 2 avril", explique l'avocat. "Le secrétarait du TAS m'a confirmé que notre requête était acceptée. Je me suis engagé à présenter notre mémoire pour mercredi. L'ITTF a 20 jours pour présenter le sien. Après la désignation d'un juge, les plaidoiries devraient donc avoir lieu à la mi-mars", poursuit Me Flagothier.
Jean-Michel Saive estime que son droit a été bafoué par l'ITTF, compte tenu de son classement mondial en janvier 2008. Il avait été classé ex-aequo à la 20e place avec le Suédois Jurgen Persson avant que n'apparaisse, suite au refus de Saive et Persson de disputer un test-match pour les départager, un nouveau classement, avec décimales, qui a relégué le Liégeois en 21e position, non qualificative pour les jeux Olympiques de Pékin. (belga)


