Rogge: le nombre des contrôles antidopage a un effet dissuasif

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Par: rédaction
21/08/08 - 10h57

L'augmentation du nombre de contrôles antidopage durant les JO, combinée à ceux réalisés avant les jeux Olympiques, a un effet dissuasif sur les éventuels tricheurs, a déclaré, jeudi à Pékin, le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge.

"Je suis plutôt quelqu'un de modeste mais nous faisons des progrès dans la lutte contre le dopage dans le sport, a-t-il expliqué. Il y avait eu 12 contrôles positifs à Sydney (en 2000) et 26 à Athènes (2004), et d'aucun diront que si nous n'atteignons pas ce dernier chiffre, c'est que le facteur dissuasif fonctionne". "S'il y a plus de contrôles, les athlètes commencent à craindre de recourir au dopage", a-t-il ajouté.

Le patron du CIO s'est également félicité des efforts réalisés par les fédérations internationales depuis 2004. "Avant les Jeux d'Athènes, 26 cas positifs avaient été découverts, spécialement en haltérophilie", a expliqué Jacques Rogge. "On a dit (en 2008, ndlr) aux fédérations qu'elles devaient démarrer leurs contrôles pré-Jeux plus tôt avant Pékin".

"Ainsi, au cours des six semaines précédant les Jeux, il y a eu 39 athlètes contrôlés positifs, en particulier chez les Grecs et les Russes. Ce qui signifie que nous avons empêché 39 tricheurs de venir aux JO et de fausser les résultats". Quant aux athlètes qui pourraient faire usage de méthodes et produits encore non détectables, Jacques Rogge a assuré qu'ils n'étaient pas non plus à l'abri.

"C'est pour cela que nous congelons les échantillons, a expliqué le président du CIO. Ils peuvent être analysés n'importe quand à partir du moment où nous savons comment détecter une substance interdite". "C'est vraiment plus difficile de tricher maintenant, a-t-il conclu. Et ça aussi, cela a un effet dissuasif".

A quatre jours de la clôture des épreuves, cinq athlètes ont été contrôlés positifs. La cycliste espagnole Maria Isabel Moreno (EPO), le tireur nord-coréen Kim Jong-su (bétabloquant), la gymnaste vietnamienne Do Thi Ngan Thuong (diurétique) ainsi que l'heptathlonienne ukrainienne Lyudmila Blonska (stéroïdes anabolisants) ont été contrôlés positifs en Chine, tandis que l'athlète grecque Fani Halkia, championne olympique du 400 m haies à Athènes en 2004, l'a été à un stéroïde lors d'un stage d'entraînement au Japon.

Juste avant le début des Jeux, Jacques avait estimé que l'on pouvait statistiquement attendre 30 à 40 cas de dopage à Pékin. Mercredi, le CIO avait annoncé avoir conduit 4133 contrôles antidopage sur les 4550 prévus. (belga)

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