L'heure de vérité pour les USA

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Par: rédaction
21/08/08 - 12h40
Lebron James.
Manu Ginobili, l'arme fatale de l'Argentine.

Opposé à l'Argentine, les Etats-Unis tenteront de franchir le cap des demi-finales pour la première fois dans une grande compétition internationale depuis les JO de Sydney en 2000, alors que l'Espagne et la Lituanie détermineront le deuxième finaliste, vendredi à Pékin.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l'Amérique et ses
fantastiques basketteurs n'ont plus atteint la finale d'une compétition planétaire depuis leur victoire à Sydney en 2000.

Depuis, ils ont terminé à une infamante sixième place lors du
Championnat du monde en 2002 à Indianapolis et à deux décevantes
troisièmes places aux Jeux d'Athènes et au Mondial 2006 au Japon.

Vendredi, les Etats-Unis ont l'occasion de mettre fin à cette série
funeste en prenant au passage leur revanche sur le champion olympique argentin qui les avait battus (89-81) en demi-finale il y a quatre ans à Athènes.

"Cette fois, c'est différent, assure Carmelo Anthony, on ne va pas
laisser passer l'occasion." "On est bien meilleurs, estime un autre
survivant de 2004, LeBron James. En 2004, on n'avait réussi à atteindre les demi-finales que grâce à nos qualités individuelles. On n'avait pas de leader, pas de défense, on était franchement mauvais. C'est complètement différent cette année."

De fait, les USA ont fait très forte impression jusque-là, démantelant
un par un leurs adversaires, dont la Grèce et l'Espagne. A tel point
qu'aux Etats-Unis la question est de savoir qui de la Dream Team de 1992 (celle de Jordan, Magic et Bird) ou de celle de 2008 (James, Bryant, Wade) est la meilleure de l'histoire... Reste à vérifier quelle sera la réaction des Américains si jamais ils sont poussés dans leurs retranchements.

Au Mondial 2006 aussi, ils avaient réussi un parcours sans accroc
jusqu'en demi-finales où ils étaient retombés dans leurs travers
nombrilistes dès leur première rencontre serrée, face à une Grèce
survoltée.

La Lituanie vise une première finale
"Si on perd patience en attaque et qu'on manque de solidarité en
défense, on risque de perdre, prévient James. Mais cette fois on ne le
permettra pas."

Apparemment vaccinés par huit années de désillusions, les Etats-Unis
partiront néanmoins grands favoris face à une Argentine qui manque de profondeur de banc et s'articule essentiellement autour de six joueurs dont la grande vedette Manu Ginobili, meilleur marqueur argentin dans quatre de leurs six matches.

Arrivé à Pékin avec une cheville en souffrance, le contorsionniste des
San Antonio Spurs est un des cinq rescapés de l'épopée athénienne qui livre cette année sa dernière grande bataille.

Battue par la Lituanie en ouverture, l'Argentine ne dégage plus la
même impression de vitesse et de fluidité qu'en 2004. Mais l'expérience est toujours de son côté. "On sait tous que les USA sont la meilleure équipe du tournoi mais je persiste à croire qu'on peut les battre", souligne Ginobili.

L'autre demi-finale s'annonce nettement plus ouverte. Si l'Espagne, du haut de son statut de championne du monde, part favorite pour atteindre sa deuxième finale après celle des JO-1984 de Los Angeles, la Lituanie a réussi un tournoi jusque-là impeccable, hormis le couac sans conséquences de ses réservistes contre l'Australie.

Surtout, la petite nation balte est un véritable spécialiste des
tournois olympiques dont elle n'a jamais manqué le dernier carré depuis son indépendance en 1991. Soit cinq demi-finales de suite. Mais jamais de finale, la Lituanie ayant dû se contenter du bronze en 1992, 1996 et 2000 et de la quatrième place à Athènes. (afp)

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