Comme en 2004, le dopage frappe le jumping

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Par: rédaction
21/08/08 - 13h21

Quatre ans après les Jeux Olympiques d'Athènes et les déclassements de l'Allemagne, vainqueur par équipes, et de l'Irlandais Cian O'Connor, médaillé d'or individuel, une nouvelle affaire de dopage frappe le saut d'obstacles après l'annonce de quatre cas de chevaux positifs, jeudi à Hong Kong.

Ces chevaux sont Coster de l'Allemand Christian Ahlmann, Chupa Chup du Brésilien Bernardo Alves, Lantinus de l'Irlandais Denis Lynch et Camero au Norvégien Tore Andre Hansen. Si la contre-expertise confirme la première analyse, la Norvège perdra sa médaille de bronze remportée lundi au concours par équipes de saut d'obstacles au profit de la Suisse. Les Etats-Unis s'étaient imposés devant le Canada.

Les quatre cavaliers dont les chevaux sont positifs, ont été automatiquement suspendus et ne participeront pas ce jeudi à la finale du saut d'obstacles individuel. La FEI a précisé que la substance incriminée chez les quatre chevaux était de la capsaicine, un analgésique qui figure sur la liste des produits dopants interdits.
Aux JO d'Athènes, l'Allemagne avait dû rendre sa médaille d'or après le contrôle positif de Goldfever, le cheval de Ludger Beerbaum. Cian O'Connor, lui, avait été déclassé après le contrôle positif de Waterford Crystal à deux médicaments interdits en compétition au profit du Brésilien de Belgique Rodrigo Pessoa.

Ces nouveaux cas de dopage viennent encore ternir l'image de marque de l'équitation, alors que la FEI a renforcé les contrôles. A Hong Kong, entre cinquante et soixante tests doivent être pratiqués, au total, pour les trois premiers de chaque épreuve, ainsi que les chevaux ayant montré un comportement suspect en piste. Le jockey-club de Hong Kong, dont les installations accueillent les cavaliers des JO, possède un des laboratoires d'analyses les plus modernes au monde.

En plus des contrôles, la FEI a mis à la disposition de toutes les équipes avant le début des épreuves un prétest, non obligatoire, permettant aux cavaliers de s'assurer que leurs montures n'ont pas ingéré de produits interdits. Ce nouveau système de prévention ne fait toutefois pas l'unanimité. "On ne peut que se féliciter des efforts de la Fédération", déclarait ainsi récemment l'entraîneur allemand de saut d'obstacles Kurt Gravemeier, "mais il faudrait aussi se demander si l'actuelle recherche du degré zéro de médicaments est une bonne chose pour les chevaux". Interdire tout traitement pour ces athlètes fragiles risque en effet de mettre leur santé en danger. (belga)

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