Le CIO disqualifie deux médaillés convaincus de dopage
Les trois derniers sportifs convaincus de dopage lors des Jeux de Pékin, dont les Bélarusses Vadim Deviatovskiy et Ivan Tsikhan, médaillés d'argent et de bronze au lancer de marteau, ont été disqualifiés jeudi par le Comité international olympique (CIO). Le premier, déjà contrôlé positif par le passé, a également été banni à vie de toute participation à des jeux Olympiques.
Les deuxième et troisième places devraient revenir au Hongrois Krisztian Pars et au Japonais Koji Murofushi, respectivement 4e et 5e de la finale du marteau.
Deviatovskiy et Tsikhan avaient été contrôlés positifs à la testostérone le 17 aout. Le CIO a demandé au comité olympique belarus de renvoyer les médailles et à la fédération internationale de modifier les résultats. Ce n'est qu'au terme de cette procédure que les médailles pourront être réattribuées à qui de droit.
Le troisième athlète disqualifié jeudi par la commission exécutive réunie à Lausanne est le kayakiste polonais Adam Seroczynski, positif au clenbutérol le 22 août à Pékin.
Compteur à 9Conformément au règlement du CIO et au code mondial antidopage, le CIO a uniquement prononcé la disqualification des Jeux de Pékin, le bannissement à vie de Deviatovskiy et l'interdiction des JO-2012 pour Tsikhan et Seroczynski en vertu de la nouvelle règle du CIO adoptée en 2007 qui prive des prochains Jeux tout athlète convaincu de dopage dans l'olympiade.
En revanche, les autres sanctions sont désormais du ressort de leurs fédérations nationales. Deviatovskiy est passible d'une suspension à vie, pour récidive, Tsikhan et Seroczynski de deux ans sans compétition.
Les prélèvements ayant été effectués en fin de jeux Olympiques, les trois contrôles positifs n'avaient été révélés qu'une fois la période olympique terminée ce qui n'avait pas permis au CIO de se prononcer à Pékin, comme c'est la coutume.
Ces trois cas, connus depuis début septembre, avaient porté à neuf le nombre de cas de dopage enregistrés durant les Jeux. Un nombre qui pourrait encore croître si les réanalyses que le CIO a prévu de débuter en janvier sur quelque 500 échantillons olympiques en vue de rechercher l'EPO Cera et l'insuline devaient s'avérer fructueuses. (afp/chds)