Les femmes et les enfants pâtiront le plus des conséquences du changement climatique, prévient Unicef lors de la Journée mondiale de la Santé, anniversaire de la date de la création de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
"Chaque année, près de 10 millions d'enfants de moins de 5 ans décèdent des conséquences de maladies qui peuvent être prévenues", explique la directrice d'Unicef, Ann M. Veneman. "De nombreuses maladies potentiellement mortelles, telles que la malaria ou la diarrhée, sont sensibles aux changements de températures et à l'humidité. Si le climat se réchauffe, ces maladies pourraient se multiplier", poursuit la directrice.
Qui plus est, les femmes et enfants sont, selon l'Unicef, lourdement touchés par les catastrophes naturelles, telles que les ouragans et les inondations qui se multiplieront et deviendront de plus en plus violentes au cours des prochaines années, souligne l'organisation. L'alimentation pose également question. Alors qu'en 2006, 36% des enfants souffraient de sous-nutrition moyenne ou sévère, les prévisions annoncent que la disponibilité de la nourriture ne va cesser de décroître en raison des mauvaises récoltes et que davantage d'enfants souffriront donc de sous-nutrition.
Unicef appelle donc la communauté mondiale à assurer les soins nécessaires aux femmes et enfants dans le cadre du changement climatique. "Ils doivent disposer des connaissances et moyens nécessaires à la leur protection, ainsi qu'à celle de la communauté dont ils font partie", conclut la directrice d'Unicef. (belga)



