Les jeunes ont "droit à une vie sexuelle épanouie" et leur santé s'en ressentira, car le sexe est essentiel pour leur système cardio-vasculaire. C'est, selon le Sunday Times, ce que stipule la dernière brochure du ministère de la Santé britannique.
Pour le plaisir...
La plaidoirie pour le plaisir sexuel pur est défendu par une section du ministère de la Santé de Royaume-Uni et a été présentée tant à des étudiants qu'à leurs parents et aux services pour la jeunesse.
Selon les défenseurs de ce plaidoyer, l'accent est beaucoup trop mis sur le "safe sex" depuis plusieurs années. Cette démarche est évidemment une réponse à l'épidémie de sida et de MST, mais les relations d'amour en tant que telles en sont minimisées auprès des jeunes. Les experts plaident maintenant pour un plus grand respect de l'aspect du sexe qui tient le plus à coeur la plupart des gens: le plaisir en lui-même.
Masturbation
Sous le slogan "Un orgasme par jour pour éviter votre médecin" (dérivé d'une maxime britannique "One apple a day keeps the doctor away", qui signifie "une pomme par jour pour rester en parfaite santé"), il est conseillé aux experts de la santé d'amender le désormais célèbre "Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes frais par jour et faites une demi-heure d'exercice physique" d'un "et n'oubliez pas de faire l'amour et de vous masturber deux fois par semaine environ".
Tollé
La démarche a évidemment engendré un flot de critiques offusquées. Une exortation au sexe dès l'adolescence, dit-on. Mais l'un des auteurs de la brochure, Steve Slack, directeur du Centre du sida et de la santé sexuelle, renie un quelconque encouragement à une vie sexuelle trop précoce. Selon lui, il s'agit au contraire de n'encourager à perdre sa virginité que lorsque l'on se sent vraiment prêt à profiter de sa première expérience sexuelle dans le cadre d'une relation amoureuse épanouie.
Y a pas que les grands qui s'aiment...
Slack souligne que des adolescents, si tant est qu'ils soient correctement informés et ne subissent pas de pression de leur partenaire et qu'ils ne soient pas privés d'une décision délibérée, ont droit à une vie sexuelle aussi épanouie que les adultes. Mais cela n'est pas du goût de tout le monde. Le directeur d'une école britannique où l'on enseigne pourtant le "bien-être émotionnel" juge cette approche regrettable et dangereuse. Gageons que cet avis serait partagé par bon nombre de Belges si l'initiative et le slogan débarquaient dans les espaces publicitaires de notre plat pays...
(mvl/acx)



