Qu'on est bien sur une terrasse au soleil avec un mojito... Mais ce doux breuvage est en train de devenir le pire cauchemar de tous les serveurs. "No more mojitos!", titre le New York Post, qui récolte les confidences exaspérées de quelques barmen.
Pourquoi tant de haine? "Un bon mojito prend trop de temps à préparer", explique Eben Freeman. "On a le temps de faire six ou sept autres boissons quand on fait à peine trois mojitos", ajoute Freddy Thomas.
"C'est comme une maladie"
Un autre inconvénient du mojito: dès que quelqu'un en commande, les autres clients l'imitent. "C'est comme une maladie", observe Freddy avec horreur.
Pour décourager les fans, les barmen ont développé plusieurs techniques. La ruse de l'ingrédient essentiel manquant, par exemple. "S'il est de minuit à quatre heures du mat', tous les bars n'ont plus de menthe", plaisante Sunny Miller.
Les serveurs tentent aussi de faire goûter d'autres cocktails à la place, ou alors ils proposent le mojito à un prix exhorbitant. "On punit la menthe", avoue Sherwin Levitis, le manager d'un bar new-yorkais.
Né à Cuba dans les années 1930, le mojito a connu un regain de popularité en 2002 grâce au James Bond "Die another day" et en 2006 ensuite dans le film "Miami Vice". Un succès qui ne s'essouffle pas depuis, au grand désespoir de ceux qui doivent les servir.




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