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Plus d'un Belge sur deux est en surpoids, parmi lesquels 14% sont atteints d'obésité, a indiqué l'asbl BOLD (association belge des patients obèses). Selon les professionnels du secteur, l'obésité doit être traitée par trois axes indissociables: diététique, psychologique mais aussi physique. La journée nationale de lutte contre l'obésité du 26 mai met l'accent sur ce dernier aspect.
"D'après une étude IPSOS sur le mouvement, 61% des personnes en surpoids estiment bouger suffisamment, mais en analysant ça selon des critères reconnus, seulement 4% d'entre eux le font vraiment" déclare Jean-Paul Allonsius, président de BOLD.
Pour tous les professionnels de la santé, bouger est essentiel et pas uniquement dans les situations de surpoids. "Bien sûr, une activité physique régulière permet de petites pertes de poids, mais elle est surtout efficace pour le stabiliser", souligne BOLD. Anne Marrez, psychologue comportementale, insiste sur le fait que "l'activité physique a des effets positifs sur la dépression, l'anxiété, l'estime de soi et la qualité du sommeil".
De plus, des études scientifiques ont démontré l'existence d'une hormone naturelle, l'irisine, fabriquée par les cellules des muscles suite à l'effort physique. Elle permet de transformer la graisse en muscle tout en assurant une meilleure maîtrise du taux de glycémie.
"L'activité physique, même modérée, doit être promue, chez les enfants comme chez les adultes, mais les pouvoirs politiques n'en tiennent pas assez compte", clame Jean-Paul Allonsius.




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