Pour l'Institut de Médecine Tropicale (IMT), situé à Anvers, le feu vert de l'agence américaine des médicaments à l'utilisation de l'antirétroviral Truvada à des fins préventives est une nouvelle arme dans le panel préventif du virus HIV. L'IMT rappelle toutefois qu'une prévention efficace à 100% n'existe toujours pas.
"En fait, le Truvada était déjà présent sur le marché américain des médicaments", explique le docteur Eric Florence de l'IMT. "La FDA (Food and Drug Administration) a simplement ajouté une indication à son utilisation. Le Truvada peut désormais aussi servir à réduire le risque de transmission du virus du sida à des sujets sains."
Quant à savoir à quel type exact de profil le médicament sera prescrit et comment les assurances vont en gérer le remboursement, c'est encore la grande inconnue aux Etats-Unis.
"Et l'Europe, possédant son propre organe de régulation, va devoir analyser cette décision de la FDA. En Belgique, où le Truvada est déjà utilisé dans le cadre d'un traitement infectieux, il est beaucoup trop tôt pour savoir si le médicament utilisé à des fins préventives sera un jour remboursé", précise le Dr Florence.
Du côté de l'IMT, on tient encore à préciser que cette annonce positive et encourageante ne doit s'interpréter que dans le cadre d'une batterie de mesures préventives. "Cette nouvelle doit permettre de dynamiser la prévention. Mais, de grâce, pas de message général de fausse sécurité à destination du public", insiste le scientifique.
La prise du Truvada, à titre préventif, doit absolument s'accompagner de pratiques sexuelles sûres, d'un dépistage régulier et du traitement d'autres maladies vénériennes pour empêcher autant que possible la transmission du virus.




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