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Les risques de fractures ostéoporotiques prévisibles sur dix ans

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édité par: Laura Cerrada
19/09/12 - 17h57  Source: belga.be
Illustration © Thinkstock.

L'ostéoporose reste un problème de santé majeur, or sa prévention et son dépistage pourraient être optimalisés à l'aide d'un nouvel outil, baptisé FRAX, centré sur les facteurs de risque de fractures des patients, ont indiqué la Société européenne de l'Ostéoporose (ESCEO) et l'université de Liège (Ulg) mercredi lors d'une conférence de presse.

En Belgique, l'ostéoporose touche une femme sur trois à partir de 55-60 ans et un homme sur cinq une fois qu'ils atteignent l'âge de 70 ans. L'ostéoporose est également responsable de 15.000 fractures du col du fémur chaque année, ce qui représente un coût non négligeable pour la sécurité sociale, selon l'ULg.

En règle générale, l'ostéoporose se diagnostique par un examen mesurant la densité minérale osseuse. "Mais le dépistage de cette pathologie s'avère d'autant plus efficace si on considère les facteurs de risques des patients, d'où l'utilité de l'algorithme informatisé FRAX", explique le président du département des Sciences de la Santé publique de l'ULg, Jean-Yves Reginster. Il suffit de soumettre le patient à un questionnaire relatif à ses facteurs de risque (dont le patrimoine génétique, l'âge, le sexe, le poids, la prise de tabac, d'alcool et de certains médicaments ou encore les carences en calcium) et l'algorithme calcule instantanément un pourcentage de risque fracturaire absolu sur 10 ans.

L'université de Liège et l'ESCEO soulignent que l'approche basée sur les facteurs de risque permet un meilleur ciblage des patients dont la pathologie justifie un accès aux médicaments anti-ostéoporiques et réduit donc les coûts de sécurité sociale. "On peut estimer que 30% des patients qui reçoivent un traitement selon les critères de l'Inami ne l'auraient pas reçu sur base de FRAX", selon M. Reginster.

A l'heure actuelle, 37,3% des médecins généralistes connaissent l'existence de cet outil, mais seuls 19,7% d'entre eux l'utilisent, selon une étude réalisée par l'ULg.

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