Faites vous greffer un soutien-gorge sous la peau

En général, on pense qu'une femme qui perd quatre tailles de vêtements est heureuse de ses nouvelles formes, pourtant Claire Coleman n'était pas de cet avis. Sa poitrine avait fondu et pendouillait tristement. A 42 ans, cette transformation la complexait au point de refuser de porter t-shirt ou bikini.

"Sans soutien-gorge, mes seins pendaient jusqu'en dessous de mes côtes. Je me sentais anormale et je détestais me regarder. Ma vie sexuelle était réduite à néant, je n'osais plus enlever mes sous-vêtements. J'ai fait du sport et mon corps est ferme mais ça n'a rien changé sur l'état de mes seins. Je ne voulais pas d'implants, c'était une situation très frustrante".

Révolution

C'est là que Claire, habitante de Churchdown, en Grande-Bretagne, a entendu parler d'un système de soutien-gorge interne développé par des chirurgiens sud-africains, qui donnait un effet liftant sur la poitrine.

Lors d'une réduction mammaire ou d'un lifting, la poitrine est soutenue par la peau mais après trois ans, la peau commence à se détendre. Avec cette nouvelle technique, la poitrine ne retombe pas. Les experts affirment d'ailleurs que cela pourrait révolutionner ce type de problèmes.

Intégré au sein
On utilise un matériau en mailles appelé Breform, similaire à celui utilisé pour les opérations des hernies, afin de supporter le poids des seins et éviter à la peau de s'affaisser. Les chirurgiens insèrent une sorte de cône en polyester sous la peau et l'attache avec des points de suture.

"Le Breform est comme un bonnet de soutien-gorge sans les bretelles" explique Dalvi Humzah, chirurgien plastique à la Court House Clinic. "Une fois en place, les mailles sont incorporées aux seins car le corps fabrique des tissus fibreux qui vont tenir la structure en place". 

En bonne voie
Claire a été la cinquième femme de Grande-Bretagne à tenter l'aventure, alors que 600 femmes ont déjà bénéficié de cette opération dans le monde. L'intervention s'est déroulée en novembre dernier et a duré 4 heures.

"Je n'ai pas trop souffert, j'ai juste évité de dormir sur le ventre durant les premières semaines. Le docteur m'avait prévenu que les cicatrices mettraient du temps à s'affiner, mais au bout de huit semaines, elles étaient quasi invisibles. Bien entendu, il faut du temps pour que mon corps cicatrise totalement mais au moins, j'ai de nouveau des seins hauts et fermes". Depuis, Claire se sent mieux dans sa peau.

Risques
Des résultats intéressants mais certains chirurgiens préfèrent rester prudents. "Tout matériau intégré dans la poitrine doit être surveillé et des analyses doivent être effectuées pour vérifier que celui-ci ne porte pas atteinte à la bonne santé du patient" explique Mr Rajiv Grover, chirurgien plastique. Il existe également des incertitudes concernant les risques de cancer et les problèmes engendrés avec l'allaitement.

Aux Pays-Bas, 170 femmes ont déjà été opérées et suivies durant 4,5 ans après l'intervention et aucune sérieuse complication n'a été remarquée et les examens (rayons...) étaient toujours possibles.

"Je n'aurais jamais accepté des implants mammaires, car je ne suis pas certaine que ce soit sain et sûr pour la santé. Ici, c'est différent, c'est un matériau utilisé depuis 40 ans dans les opérations, donc je ne suis pas inquiète, au contraire. Je me sens tellement mieux dans ma peau. Je ne me sens pas seulement normale, je me sens femme" confie Claire. (ca)
04/02/10 16h03
printIcon Version imprime       mailIcon envoyer à un(e) ami(e)     

Votre avis nous intéresse!

Partagez votre opinion avec plus de 80.000 visiteurs

 

© De Persgroep Publishing. Tous les droits réservés. Lisez les conditions d'utilisation


acap enabled
Mediargus
Metriweb