Rester jolie en plein festival, relevez le défi!
On adoooooore les festivals. Cette musique qui nous gifle de plein fouet pendant plusieurs jours d'affilée, toutes les têtes connues et inconnues, ces quelques jours de vacances à quelques dizaines de kilomètres de chez soi, un panel d'artistes à portée de main, les journées/soirées arrosées... La simplicité, la fête, les nuits en tente. Ah, le bonheur, c'est si peu de choses au fond... Et si un joli petit fan de funk passe par là pour achever de nous combler, pourquoi pas?
Oui, enfin... Les cheveux hirsutes, pas brossés depuis quatre jours, l'haleine douteuse et le jeans taché de boue et d'herbe, est-on vraiment à même de faire de l'oeil à ce charmant mâle? On ne se sent pas vraiment à notre maximum, pour l'heure... on va reporter l'approche. Quoique... un peu dommage de louper une occasion alors que pour rester belle, en festival, il suffit de retenir quelques règles élémentaires:
1. Je ne porte pas de blanc.Et pour ne pas porter de blanc, je n'emporte pas de blanc avec moi, le séjour dans mon vieux sac scout de 1989 aura de toutes façons déjà raison de sa netteté. Et rien de pire qu'une tache douteuse sur un ton clair. Alors à Werchter, je zappe les tons pâles et je mise sur ce sur quoi aucune tache vicieuse ne se verra: du noir, du kaki, du gris, du hawaïen si vous voulez, tant que c'est foncé ou bariolé. N'importe quoi qui n'ait pas l'air sale au premier contact avec 3.000 brutes épaisses.
2. Je ne m'habille pas nécessairement comme un sac.Forcément, je ne pars pas perchée sur mes stilletos de 12 cm, je les laisse pour les vernissages et les mariages, j'ai un minimum de sens pratique, je sais qu'un talon aiguille, ça s'enfonce dans l'herbe du camping et que ce n'est pas idéal dans un pogo. Néanmoins, ce n'est pas parce que je foule le sol des Ardentes que je dois ressembler à une souillon partie en mission paracommando. Le pantalon militaire et le t-shirt publicitaire (vous savez le grand tissu carré avec deux extensions pour les manches) resteront au grenier.
Je prends un jeans qui me va mais qui peut souffrir sans que je fasse une psychose de quatre jours (ce serait bête, juste le temps que le festival soit fini). Et surtout des tops mignons, à bretelles, un peu décolletés si j'aime ça, histoire de toujours ressembler à une fille. Des baskets convenables feront l'affaire: confo et seyant, punt aan de lijn. Dernier conseil: pas de vêtements trop moulants non plus, c'est frites burgers et bière au programme, pas de quoi avoir un ventre plat à exhiber à tout va.
3. Je me prépare au fait que ce ne sera pas l'endroit pour le make-up.Et donc, j'anticipe, et je fais au mieux pour ne pas avoir une mine de vieux lavabo plein de calcaire. Au programme: un bon scrub/gommage du visage quelques jours avant le départ, pour désincruster à fond. On hydrate et on donne tous les petits soins qu'on ne pourra pas faire sur place au camping entre les mecs. Et enfin, on se tartine d'auto-bronzant progressivement pour être un peu bronzée le jour du départ. Le but: ne pas avoir besoin de fond de teint ou de terre de soleil, et surtout ne pas perdre du temps ni passer pour une nunuche qui se maquille. On pense aussi à s'épiler avant, sourcils compris, pour être nette. Le détail qui fait toute la différence.
4. Je me fais une trousse efficace et minimaliste.Pas besoin de grand chose, ce ne sera pas un défilé. Mais tout de même de quoi être fraîche et se retaper la tête lors des lendemains difficiles. De quoi se laver, une eau micellaire pour un visage nickel en un clin d'oeil, un mini déo, une crème solaire non grasse (pour ne pas coller, vu que les douches sont comptées), des échantillons de parfum et de crème, et le tour est joué. Une brosse à dents complétée par des pastilles à la menthe, toujours utiles après un hamburger. Et les fameuses lingettes qui nettoient certes superficiellement mais qui sont une bénédiction dans ce genre d'endroit. Un peu d'organisation suffira. Ah oui, mes sparadraps, ça m'évitera de marcher comme une éclopée avec mes tongs, il y a plus sexy.
J'ajoute quelques médicaments, car les nausées et maux de ventre ne vont à personne. Et puis une flopée d'élastiques et de pinces à cheveux, que je prends soin d'utiliser pendant mon séjour. Le cheveux qui flotte au vent ok, quand on a le loisir de le laver et de le soigner. En l'occurrence, pas au festival, sous un soleil de plomb où se passer la main dans les cheveux signe notre arrêt de mort. Donc on attache dès le matin, et on n'y touche plus.
Enfin, je retiens qu'un peu de dignité reste l'ingrédient clé pour ne pas être effrayée au moment de découvrir le résumé du festival made in ce traître de Facebook. Si je bois trop, oui, j'aurai les yeux vitreux sur les photos, le tient jaune le lendemain, au moment de vomir entre deux tentes. C'est certain. Mais d'un autre côté, on est aussi là pour s'amuser et arrêter de s'analyser à la loupe, profitons-en. On s'arme de bonne humeur et de sourires à la pelle, c'est encore ce qui nous rend la plus belle.
Acx