"Women are smarter than men!" Yeah, right... humhum...
Après plus de quinze millions de questions posées en ligne sur le site www.trivialpursuitexperiment.com à l'occasion d'une guerre des sexes qui ne devait laisser le moindre morceau de fromage au perdant, un verdict a été atteint: les femmes l'emportent avec près de onze mille points d'avance... Une surprise? Pas tant que ça... Tentative d'explication de mauvais perdant.
Une "défaite" de gentlemen
Car ce résultat a priori inattendu s'explique par divers facteurs que seule la mauvaise foi typiquement féminine pourra contester, accusations loufoques de machisme et absence totale d'humour ou d'autodérision à la clef. Paresseuses des zygos s'abstenir!
"Au secours mon chéri! Une souris, là, à côté de mon laptop!"
Tout d'abord, voyons les choses en face: ce résultat est tout simplement impossible puisque chacun sait que les femmes ne savent pas se servir d'un ordinateur, encore moins d'Internet, en dehors de ce qui concerne les indispensables applications et jeux présents sur Facebook ("Quel mascara es-tu vraiment?" et autres joyeusetés de la vie moderne). Ce résultat fantaisiste apparaît dès lors pour ce qu'il est: une gigantesque fraude (ou un affreux malentendu).
Handicap tragique
Ensuite, il est notoire que les hommes sont plus susceptibles de soufrir de dyslexie que les femmes, ce qui explique certainement pourquoi de nombreux hommes ont certainement participé à ce jeu inconsciemment en tant que femme, relevant la moyenne des points du faible sexe.
Manipulés en raison de leur nature bienveillante
Et il ne faudrait pas oublier de prendre en compte les innombrables mectons qui ont participé à leur insu à ce score fantaisiste des femmes, lorsque leurs chéries leur demandaient, l'air de rien, une réponse par-ci par-là, jouant sur la propension naturelle des mâles à crâner dès qu'ils connaissent la réponse à quoi que ce soit.
Lesdits mâles étant par ailleurs absorbés par un ballon ou une femme légère cathodiques, ils ne se sont pas rendus compte du pot aux roses, tout incapables qu'ils sont de se livrer correctement à deux tâches à la fois (excepté le fameux duo "boire et": conduire/suivre le match/uriner - biffer les mentions inutiles).
Chantage crapuleux
Rajoutez à celà le chantage affectif voire sexuel auquel se sont livrées, selon nos sources et de poignants témoignages de mâles meurtris dans leur intégrité ludico-sportive, d'innombrables femmes pour forcer leur mec à jouer avec elle dans l'équipe des filles. Après le ramdam que vous avez provoqué, ivre mort, au nouvel an, il était d'autant plus difficile d'y couper.
"À vaincre sans péril on triomphe sans gloire"
Enfin, une donnée trop souvent ignorée dans les classiques et grotesques joutes des sexes, est le peu d'importance qu'accorde l'homme moyen (entendons par là exempt de frustration sexuelle et identitaire ou n'étant pas homosexuel refoulé vivant mal sa situation et la gérant par une homophobie crasse et des violences régulières faites aux plus faibles, dont les femmes) à prouver sa supériorité naturelle indiscutable face à des femmes ne rêvant que de castration et de littérature romantique de caniveau.
On ne veut vraiment gagner que contre vraiment plus fort que soi
En effet, les hommes se soucient peu d'une défaite face à des enfants ou des femmes, considérant comme leur devoir de laisser gagner leur fiston pour lui donner confiance en lui et le goût de la victoire, ou de laisser gagner leur chérie pour faire oublier tel ou tel écart bien légitime mais propre à susciter chez elle une rancoeur indélébile (que ne pourra effacer qu'une "victoire" symbolique et revencharde).
Pas de compétition sans public féminin à conquérir
Car sans femmes, les hommes ne consacreraient pas tant d'énergie à prouver qu'ils sont les plus forts, et n'auraient donc aucun intérêt à laisser gagner les filles pour faire oublier leur dernière connerie. Car que vous le vouliez ou non, même à votre insu, madame aura toujours un reproche cinglant en réserve pour vous rappeller que malgré vos muscles, votre humour et votre culture, vous n'êtes rien sans elle.
"Fils, il faut savoir céder sur les petites choses..."
Alors, Messieurs, mieux vaut céder sur les petites choses: une victoire au Trivial lui fera oublier que c'est elle qui porte la culotte, que vous ne pouvez vivre sans elle, et toutes ces choses que l'on ne dit qu'avec ironie ou dans une chanson niaise, mais qu'il faut parfois bien admettre. En plus, avec un peu de chance elle ira fêter cette "victoire historique" jeudi soir avec les copines, vous laissant la maison pour une triple soirée UEFA avec les copains... Elle est pas belle la vie?
Thomas Halter



