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Denise Bombardier
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Ses réactions me déstabilisent toujours. Et dans le bon sens du terme. On ne peut pas s'ennuyer avec un homme comme lui. Il est lumineux.Denise Bombardier
J'aime créer la tension, je trouve ça exaltant. J'aime le faire sortir de ses gonds. J'aime le voir en colère. Autrement, il serait trop parfait.Denise Bombardier
Denise Bombardier a dans la voix un délicieux accent canadien. Journaliste et écrivain québécoise, elle a rencontré l'amour à plus de 50 ans, à un moment où elle ne s'y attendait pas du tout.
C'est pour "redonner espoir aux femmes et aux hommes" qu'elle a pris la plume et a décidé d'écrire "L'Anglais", un roman autobiographique où elle raconte sa rencontre avec l'homme qui a transformé sa vie. Il y a neuf ans, un Anglais, Jim (dans le livre, il apparait sous le nom du Dr Philip T. Spencer), a chamboulé son coeur.
A plus de 50 ans, vous vivez un conte de fée amoureux...
Oui, et je ne le cherchais pas. C'est sans doute pour cela que je l'ai trouvé... Je vis aujourd'hui une belle histoire avec un homme extraordinaire.
Pourquoi avoir décidé de raconter votre histoire dans un livre ?
Pour contrer la désespérance amoureuse qui, à l'heure actuelle, est partout. De nombreuses personnes regrettent de ne rencontrer personne. Mais pour reprendre Céline Dion, "L'amour existe encore!" Mais il faut accepter de perdre le contrôle... Car tomber amoureux, peu importe l'âge, c'est perdre le contrôle. Et c'est un paramètre important. Dans la vie, on est obsédé par le contrôle de sa vie et du temps...
Qu'a pensé votre compagnon de ce livre qui retrace un peu vos débuts amoureux?
Il est comme son personnage. C'est un professeur de littérature. Il a lu l'ouvrage avant qu'il ne sorte et m'a parlé d'écriture. Il m'a parlé d'un souffle haletant et dense. Après ça, il a eu une phrase qui le décrit bien, concernant le personnage masculin du livre: "Ton personnage est très intéressant". Ses réactions me déstabilisent toujours. Et dans le bon sens du terme. On ne peut pas s'ennuyer avec un homme comme lui. Il est lumineux.
Votre histoire est donc un espoir pour de nombreuses femmes...
Et pour les hommes aussi! J'en suis étonnée. Au salon du livre de Québec, un couple de gays a acheté le livre vendredi. Ils sont revenus le lendemain et m'ont dit qu'ils avaient lu le livre à deux. Cela faisait 16 ans qu'ils étaient ensemble. Ils m'ont dit: "Les émotions que vous partagez, ce sont les nôtres. C'est notre histoire." Cela prouve que le sentiment amoureux est vrai. C'est un véritable plaisir de se réveiller tous les matins à côté de la personne qu'on aime et de se dire: "Encore une journée ensemble!"
Encore maintenant, en vous entendant, on sent que vous êtes très éprise...
Nous vivons un amour très partagé, un amour fusionnel. On est toujours ensemble. Là, comme je présente mon livre, il n'est pas à mes côtés. Il trouve le temps long. Il m'attend. Il ne mange plus. Il reprend ses habitudes de vieux garçon. Mais ça nous stimule tous les deux. Des fois, je m'éloigne pour avoir le plaisir de le retrouver après. Je dis que je pars une heure et je reviens une heure et demie après... C'est simplement pour le plaisir de le voir inquiet. Et c'est la même chose quand il part. Dans un marché de livres anciens, je n'existe plus! (Rires) J'aime créer la tension, je trouve ça exaltant. J'aime le faire sortir de ses gonds. J'aime le voir en colère. Autrement, il serait trop parfait.
"L'Anglais", Denise Bombardier, Ed. Robert Laffont.




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