Les déplacements domicile-lieu de travail de plus de deux heures engendrent souvent des difficultés à garder la vie privée en équilibre et accroissent le risque de stress professionnel, indique une enquête menée par l'institution de recherche STV-Innovatie & Arbeid.
Selon l'enquête, menée l'année dernière, la majeure partie des salariés flamands effectue des trajets quotidiens de moins d'une heure vers et depuis son lieu de travail (66,5%). Près d'un quart effectue des navettes d'une à 2 heures (23%) et près d'une dixième (10,5%) des flamands effectue des déplacements de plus de deux heures entre son domicile et son lieu de travail. Ce dernier groupe concerne environ 200.000 salariés. Il s'agit principalement de cadres moyens (40%) et d'employés (31%) qui travaillent surtout dans les organismes bancaires et d'assurances (24,9%), ainsi que dans le secteur de la poste et des télécommunications (22%).
Ce groupe de navetteurs éprouve, selon l'enquête, le plus de difficultés à équilibrer vies professionnelle et privée. Parmi les navetteurs effectuant des trajets de moins d'une heure par jour, la proportion de salariés rencontrant de tels problèmes s'élève à 9,3%. Ce pourcentage est de 11,9% pour les navetteurs qui effectuent des trajets d'une à 2 heures par jour et de 16,5% pour les navetteurs dont les déplacements durent plus de 2 heures.
En outre, plus la durée des déplacements est importante, plus le risque de stress professionnel augmente, indique l'enquête. Parmi les navetteurs qui connaissent les temps de déplacement les plus importants, 37,9% déclarent souffrir de stress professionnel. Pour ceux qui voyagent 1 à 2 heures par jour, ce chiffre est de 31,7% et de 26,5% pour les salariés qui effectuent des trajets de moins d'une heure. (belga)



