Vous en avez assez de passer vos soirées seul(e)? De ne voir personne vous attendre lorsque vous rentrez à la maison? Vous en avez assez que l'on vous demande si vous êtes marié(e)?
"Célibataire"
Comme beaucoup de Belges, votre état civil demeure inexorablement "célibataire", et vous ne pouvez pas non plus vous dire que vous êtes au moins en concubinage pour vous consoler. En colocation, ça marche aussi? Ah, non...
Et puis ce n'est pas comme si Facebook et autres joyeusetés manquaient de vous le rappeler. Vous devez visiblement et indispensablement être placé dans une catégorie pour rassurer l'opinion: "married, single, in a relationship, it's complicated"... Non mais ça vous regarde, les amis?
Nouvelles technologies, nouveaux remèdes?
Alors pour remédier à votre mal d'amour, d'affection, ou du moins de compagnie, vous êtes peut-être de ceux qui ont opté pour les sites de rencontres et autres petites annonces. Mais quelle ne fut pas votre déception de voir que le joli Stéphane du profil 348 avec qui vous discutiez des heures depuis quelques nuits pourrait avoir l'âge de votre père ou réunit à lui seul les kilos superflus de toute la famille de la série télé Rosanne, la calvitie et l'oeil lubrique en prime.
On en rit mais sérieusement, ce jour-là, vous vous êtes dit que finalement, la bonne vieille technique (sortir, parler de vive voix, avoir de vrais contacts humains) avait quand même du bon. Et vous n'aviez pas tort, parce que c'est bel et bien en sortant et en découvrant de nouvelles têtes "via via" que l'on fait les plus belles rencontres, et les plus viables en tout cas.
Moi, c'est oui, mais toi?
Mais bien souvent, se pose encore le problème de savoir si la personne que l'on a en face de soi a les mêmes intentions que nous, ou si elle a en tout cas - à défaut d'un casier relationnel plus ou moins vierge, ça ça reste souvent une surprise - un état civil qui correspond au nôtre. Eh oui, passé trente ans, les célibataires ne se rencontrent plus à la pelle, on leur a souvent déjà mis le grappin dessus avant nous.
Mais ne désespérons pas, car les méandres de la vie placent sur votre chemin des hommes fraîchement séparés et toujours en bon état de marche (on plaisante, évidemment, il n'est bien sûr pas question de marchandise). Alors comment aborder de but en blanc la question fatidique qui nous brûle les lèvres, de peur de dépenser encore trop de temps, d'énergie, de larmes et d'espoir pour un homme/une femme qui n'est pas sur la même longueur d'ondes que nous? Sans lui demander franco et d'emblée: "T'es marié/casé/papa/hétéro/en chasse/en jachère/coeur brisé/à prendre/à laisser?" avant même d'avoir pu lui dire "Enchantée, moi c'est Marie".
Tais-toi et regarde mon badge
Eh bien le fondateur du site "Yes I am single", Evan Diacopolous, vient de trouver une alternative sympathique à l'affaire. Un badge à porter ostensiblement afin d'informer les gens que vous croisez de votre état d'esprit relationnel du moment. Une solution à mi-chemin entre les rapports sociaux classiques, avec tout ce que l'intuition a de bon et d'authentique, et la franchise d'un statut Facebook "Looking for: men/women/friendship/relationship/whatever I can get". Creusez l'idée!
Un badge à porter en toute sincérité, partout où vous allez, car la plus belle rencontre est peut-être, encore à votre insu, juste au coin de la rue...
Annabel Claix



