La présidence de l'UE aimerait une femme à sa tête

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Par: rédaction
16/11/09 - 17h00
Cecilia Malmström

La ministre suédoise aux Affaires européennes, Cecilia Malmström, dont le pays préside l'UE, a dit lundi être favorable à ce qu'une femme occupe l'un des deux postes européens dirigeants en jeu, tout en regrettant le faible nombre de candidates.
 
"Ne pas nommer un efemme: nous rendre ridicules"
"Je pense que ce serait une bonne chose si nous pouvions avoir une femme à l'une des deux fonctions", à savoir la présidence du Conseil européen ou le poste de Haut représentant aux affaires étrangères de l'UE, a-t-elle déclaré à son arrivée à une réunion avec ses homologues de l'UE à Bruxelles.
 
"Mais il y a très peu de femmes nominées et si vous regardez la liste (de noms qui circulent) il y a peu de femmes qui ont été ministre des Affaires étrangères ou Premier ministre" et pourraient donc répondre aux critères demandés, a ajouté la ministre.
 
Le chef de la diplomatie finlandaise, Alexander Stubb, a également plaidé pour qu'un des postes en jeu soit réservé à une femme.
 
"Je pense qu'il serait utile d'avoir une femme à l'un des postes", a-t-il déclaré. Nous aurions l'air un peu ridicules si nous ne parvenions pas à nommer une femme", a ajouté le ministre.
 
Souhait de concert
Ce souhait a été aussi partagé par le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn. "Ce serait naturellement bien si on pouvait parvenir à l'équilibre entre pays du Nord et du Sud (de l'Europe), de l'Est et de l'Ouest, entre petits et grands pays et, bien sûr aussi entre femme et homme", a-t-il dit.
 
Plusieurs femmes occupant des postes européens de premier plan ont appelé lundi à ce que les postes dirigeants ne reviennent pas tous à des hommes.
 
"Il est temps de transformer les paroles en actes en nommant des femmes à des fonctions dirigeantes de l'UE", ont écrit la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, la vice-présidente de la Commission, Margot Wallström et la vice-présidente du Parlement européen, Diana Wallis, dans un appel commun publié lundi par le Financial Times.
 
Soutien
Elles ont reçu le soutien de la commissaire européenne aux Relations extérieures, l'Autrichienne Benita Ferrero-Waldner. La décision sur les postes doit être prise jeudi soir lors d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement européens. (belga/acx)
 

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