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Une étude des universités de Birmingham et de Princeton vient de démontrer que lorsque les femmes étaient minoritaires, elles parlaient moins.
L'étude, publiée dans l'American Political Science Revue, met en lumière le fait que les femmes osent moins prendre la parole dans les groupes où elles sont peu représentées. "Les femmes ont quelque chose d'unique et d'important à apporter aux discussions de groupe. Mais cela tend à disparaître dans certaines circonstances", a constaté Chris Karpowitz, l'auteur principal. Ce qui serait préjudiciable au sexe féminin, ce sont les décisions prises à la majorité.
"Dans les commissions scolaires, les conseils d'administration, les comités, les femmes sont souvent minoritaires", explique Tali Mendelberg de Princeton, co-auteur de l'étude. "Le groupe utilise souvent le vote majoritaire pour prendre des décisions. Cela engendre une inégalité considérable en matière de temps de parole des femmes, notamment. Celles-ci sont moins susceptibles d'être consultées et de se considérer comme étant indispensables ou que leur avis compte au sein du groupe."
Pour arriver à ces résultats, les universitaires ont réalisé des ateliers où ils organisaient des "groupes" de 5 personnes, devant statuer sur un problème. "Lorsque les femmes ont participé au débat, elles ont apporté des perspectives uniques et utiles à la discussion."




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