Selon un sondage récent d'Ipsos, 39% des hommes déclarent que les nouvelles technologies sont leur première source de plaisir, devant le sexe et les relations amoureuses (36% tout de même), la musique, le sport et les voyages. "Je dois reconnaître que passer du temps sur mon iPad est une expérience quasi érotique. Ma copine râle parce que je l'emmène au lit et que je n'en décolle pas de la soirée", avoue Xavier, 32 ans, au magazine GQ.
Les gadgets électroniques s'invitent dans notre lit et remplissent peu à peu une fonction érotique compensatoire. Épuisés par la pression de la performance sexuelle réelle, les hommes préféreraient se tourner vers un loisir virtuel tout aussi satisfaisant. "De plus en plus d'hommes abordent le sexe en consommateurs, ce qui aboutit paradoxalement à une pratique moindre: pour eux, en effet, une consommation en vaut bien une autre, l'essentiel étant d'avoir réussi pendant une heure à décompresser", explique le sexologue Sylvain Mimoun.
La banalisation de la pornographie amène également les hommes à privilégier le contact réconfortant de leur tablette tactile à celui de notre peau douce. "L'obsession érotique pour le smartphone rappelle celle des grosses voitures dans les années 80. Ce sont autant de gadgets que les hommes identifient à la virilité et qui redorent leur blason sexuel", rappelle le philosophe Vincent Cespedes. (CD)



