-
 

Nos mauvaises actions mieux mémorisées que les bonnes

L'être humain mémorise mieux les mauvaises actions que les bonnes. Ce traitement différencié constitue un avantage en matière d'évolution, selon des chercheurs de l'Université de Berne.

Daniel Rankin et son équipe de l'Institut d'écologie et d'évolution ont étudié à l'aide de simulations informatiques comment se développe la réputation d'une personne auprès de ses semblables. Celle-ci constitue en effet chez l'homme comme chez l'animal la base pour la collaboration au sein d'un groupe donné.

Publiée mercredi dans la revue spécialisée Proceedings of the Royal Society B, l'étude livre selon ses auteurs une explication au fait que l'être humain se souvient mieux des personnes qui l'ont trahi que de celles qui l'ont aidé. Une bonne réputation est ainsi rapidement mise à mal par un comportement peu collégial.

Selon M. Rankin, les simulations par ordinateur ont montré que cette pondération différente des bonnes et mauvaises actions est profitable en termes d'évolution. Travailler avec des personnes peu coopératives n'est pas agréable, note-t-il. Cela expliquerait aussi selon lui que l'on prête plus d'attention aux scandales qui éclaboussent une réputation qu'aux faits présentant des personnes sous un jour favorable. (belga)
14/01/09 14h11
      mailIcon Envoyez cet article      printIcon Version imprime

Votre avis nous intéresse!

Partagez votre opinion avec plus de 80.000 visiteurs

 

© De Persgroep Publishing. Tous les droits réservés. Lisez les conditions d'utilisation

Mediargus Metriweb