Une femme n'est pas un punching-ball
Amnesty International a distribué 31.000 journaux-posters de sensibilisation aux violences conjugales ce vendredi matin dans les principales gares SNCB de Belgique, dans la perspective de la journée de la femme du 8 mars, a indiqué la porte-parole d'Amnesty Françoise Guilitte.
L'accent sur la sensibilisationEntre 7h et 9h du matin, des bénévoles et sympathisants d'Amnesty ont distribué en Wallonie 22.000 de ces journaux-posters appelés "DAZIBAO", et 9.000 en Flandre. Des dépliants "Violence conjugale, que faire? " ont également été distribués.
Les "DAZIBAO" sur les violences conjugales mettent en avant des femmes symboles de la défense des droits de la femme dans leur pays. Une information de sensibilisation est ajoutée au verso des posters.
Frapper une femme, un délit puni par la loiLes actions ont été entre autres parrainées par la comédienne Laurence Bibot, l'ex-champion du monde de boxe Bea Diallo, le champion de Belgique Jamel Bahki, la journaliste Cécil Arnould et l'international belge de basket Duke Tshomba. A la Gare Centrale, un punching-ball a été installé en plein milieu du hall central de la salle des pas perdus. Le public a pu cogner dedans, recevant le message: "une femme n'est pas un punching-ball, frapper une femme n'est pas un jeu, c'est un délit puni par la loi".
"La violence conjugale est un problème de santé publique. On connaît tous quelqu'un de près ou de loin qui en a été victime. Il faut interpeller les politiques car les choses ne changent pas malgré la circulaire de 2006. Aux postes de police, il n'y a toujours pas de structures spéciales pour les femmes", explique Françoise Guilitte.
30% des appels à la police pour des faits de violence conjugaleLa circulaire de 2006 prévoyait un plan d'action à tous les niveaux fédérés de Belgique. La police faisait en outre l'objet d'une attention plus spécifique. "Des contacts que nous avons eus avec des commissaires, il ressort que la violence conjugale représente jusqu'à 30 % des motifs d'intervention de certaines polices zonales", rapporte Amnesty.
Amnesty International participera dimanche à la manifestation pour les femmes du Congo. La manifestation partira à 13h de la Place Royale jusqu'au Palais de Justice, à Bruxelles. (belga/acx)