Les femmes marocaines s'investissent pour une meilleure représentativité

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Par: rédaction
10/04/09 - 11h00

Plusieurs ONG et associations féminines marocaines s'investissent pour assurer une meilleure représentativité des femmes lors des élections locales du 12 juin, pour lesquelles un minimum de 12% des sièges leur sera réservé.

Maroc, 125e dans l'égalité hommes/femmes
Le Maroc occupe actuellement une peu flatteuse 125e place (sur 130) dans le classement de l'égalité hommes/femmes établi par le Forum économique mondial en 2007.

Lors des dernières élections communales marocaines, en 2003, seules 137 femmes ont été élues sur les 22.000 sièges à pourvoir. Et le pourcentage de femmes élues dans les collectivités locales au Maroc n'est aujourd'hui que de 0,56%.

Un réseau de femmes solidaires, regroupant 63 associations féminines, et une partie des élites marocaines sont déterminées à inverser la tendance.

Quinze caravanes sillonnent le Maroc pour sensibiliser les femmes au rôle qu'elles peuvent jouer dans la gestion des collectivités locales, notamment en milieu rural.

Un savoir-faire inexploité
"Les femmes offrent un savoir-faire jusqu'ici inexploité. Il n'y a pas de développement possible sans leur participation active", a affirmé à l'AFP Fouzia Assouli, présidente de la Ligue démocratique pour les droits de la femme (LDDF) au Maroc.

Le gouvernement, notamment la ministre du Développement social Nouzha Sqalli, prend lui aussi des mesures pour encourager les femmes à se porter candidates.

Un minimum de 12% des postes à pourvoir le 12 juin leur sera réservé -soit 2.822 sur 23.367 sièges- mais ce seuil pourra évidemment être dépassé. Les partis politiques et associations disposent pour cela d'un fonds de soutien à la représentativité féminine de dix millions de dirhams (environ 890.000 euros).

La gestion de ce fonds a été confiée à une commission de la promotion de la représentativité des femmes. Rachida Benmassoud, membre de cette commission, a précisé dans un entretien publié jeudi par le quotidien Le Matin (proche du gouvernement) que ce fonds sera alloué à "des projets de formation, de sensibilisation et de mobilisation ouverts aux associations et aux partis politiques".

"L'idée est de permettre aux femmes de recevoir une formation relative à l'action politique et à la gestion locale", a-t-elle ajouté. Les femmes comme les hommes seront sensibilisés à travers des journées d'étude et des tables rondes.

La LDDF mène pour sa part une action transversale. En 2007, l'association a présenté un plaidoyer aux partis politiques et aux syndicats pour qu'ils intègrent les intérêts des femmes dans leurs programmes.

Mesures encourageantes
Elle pousse également les femmes à se présenter. Fouzia Assouli trouve encourageantes les mesures prises par le gouvernement. Elle ajoute "qu'il faut (les) encourager à se porter candidates mais qu'encadrement et accompagnement seront indispensables une fois élues". (belga/dl)

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