Kate Moss.
Eva Longoria.
Le parti libéral démocrate britannique (LibDem) s'est prononcé en faveur de l'interdiction des clichés de célébrités retouchés sur Photoshop dans les magazines pour adolescentes. Dans les magazines à destination des adultes ces photos pourraient apparaître, mais en précisant comment elles ont été retouchées.
Ainsi, les adolescentes fragiles seraient plus exposées à des images réalistes, argumente Jo Swinson. Le LibDem s'intéresse de manière générale aux affaires de la gent féminine, et se bat également pour la sécurité des femmes et l'égalité des salaires.
Boutons et poils peuvent être retouchés
Swinson est cependant prête à admettre que les boutons et autres poils inélégants puissent être effacés informatiquement "car il ne s'agit pas dans ce cas d'un changement réel du corps". Swinson s'en prend principalement aux poitrines gonflées, aux machoires amincies, aux ventres amincis et aux fesses rafermies électroniquement, telles qu'on les voit dans de nombreux magazines glamour.
Une question d'honnêteté
La politicienne pense aussi que les publicitaires et les photographes doivent être honnêtes à propos des retouches qu'ils effectuent. 'Twiggy' et Jessica Alba, entre autres, sont visées pour leurs campagnes, respectivement pour Olay et Campari.
Protéger la jeunesse
S'il s'agit surtout des magazines pour adolescents, c'est parce que les adultes "n'ont pas besoin du même niveau de protection." Les jeunes filles, par contre, doivent être protégées d'elles-mêmes. "Pour elles, chaque photo se ressemble, elles ne les regardent pas d'un oeil critique. Elles voient donc ces images irréalistes puis font des régimes extrêmes et se détruisent la santé."
Pas une question de beauté
"Je ne veux pas interdire aux publicitaires de recourir à des mannequins plus belles que la femme de tous les jours. Mais il y a une différence entre choisir la beauté, et retoucher cette beauté pour atteindre des proportions 'impossibles' en ce qui concerne la taille, le ventre, les seins et les fesses."
Comparaison n'est pas raison
Susan Ringwood, présidente de Beat, une association qui s'occupe des gens rencontrant des troubles alimentaires, abonde dans le même sens. "Cela ne se déroule pas consciemment ou à dessein, mais les gens se comparent bel et bien à ces photos. Si la comparaison est systématiquement à votre désavantage, cela a un effet négatif. Les retouches ont toujours le même objectif: faire paraître les modèles plus grands, plus sveltes et plus jeunes. Les gens qui se remettent de troubles alimentaires ne comprennent pas que les célébrités puissent ressembler à "ça" et pas eux. Ils ne réalisent pas que ce n'est pas 'réel'."
Un corps normal
Michelle Mone de la marque de lingerie Ultimo ne dit pas autre chose. "Les gens ne savent plus à quoi ressemble un vrai corps de femme normale, avec toutes ces retouches sur Photoshop. Je n'en veux plus!" Mone a exposé Peaches Geldhof pour une campagne de pub au naturel, sans retouches. "C'est une jolie jeune femme, pourquoi ne la montrerais-je pas telle qu'elle est?" Mone espère que d'autres enseignes adopteront la même attitude. (edp/th)
Retrouvez ici des photos de célébrités avant et après retouches.
Probablement un des exemples les plus célèbres "d'amélioration" via Photoshop: la poitrine de Keira Knightley.



