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Les enfants infectés avec le virus H1N1 de la pandémie de grippe de 2009 avaient un risque de mortalité multiplié par huit s'ils étaient co-infectés avec des staphylocoques dorés résistants aux antibiotiques (MRSA), selon une étude publiée lundi.
Pendant cette pandémie, un grand nombre de ces enfants préalablement en bonne santé ont ainsi développé une pneumonie grave et subi des défaillances respiratoires, relèvent les auteurs de cette recherche parue dans le Journal Pedriatrics daté du 7 novembre.
Cette étude, la plus étendue menée sur ce sujet aux Etats-Unis, montre qu'une co-infection avec des MRSA est un facteur déterminant qui accroît nettement le risque de mortalité chez les enfants avec la grippe.
"Il y a un plus grand risque que des MRSA deviennent envahissants dans l'organisme en présence du virus H1N1 de la grippe ou d'autres pathogènes", souligne la Dr Adrienne Randolph de l'Hôpital des enfants de Boston et principal auteur de cette étude. "Ces décès parmi des enfants co-infectés sont un avertissement", ajoute-t-elle.
Ces chercheurs notent que quasiment tous les enfants co-infectés dans cette étude ont aussi été rapidement traités avec du vancomycine, considéré comme l'antibiotique parfait contre les MRSA.
Le fait que nombre de ces jeunes malades soient décédés malgré ce traitement est particulièrement inquiétant étant donné l'accroissement du taux d'infection parmi les enfants dans la population générale.
Ces médecins ont exprimé l'espoir que les résultats de leur recherche vont encourager la vaccination contre la grippe chez tous les enfants de six mois à six ans et au-delà. Il n'existe pas de vaccin anti-grippe pour les moins de six mois, notent-ils. (belga)



