Une équipe de recherche internationale, comptant notamment des scientifiques de l'université de Gand, a découvert un gène provoquant le neuroblastome, une forme de cancer infantile.
Le neuroblastome est une tumeur des ganglions nerveux chez les enfants. Plus de la moitié des enfants touchés par une forme maligne ne survit pas à la maladie. "En Belgique, nous avons environ 25 patients touchés par an par un neuroblastome. Pour l'Europe, ce chiffre est de quelques centaines", explique le professeur Franki Speleman de l'UGent.
Croissance
"Les recherches sur cette forme de cancer ont été très difficiles jusqu'au rassemblement international des scientifiques", poursuit-il. Vingt familles, dont une belge, touchées par une forme héréditaire du cancer ont été soumises à des études génétiques. Le gène ALK (Anaplastic Lymphoma Kinase) est apparu comme la cause du développement de la tumeur.
"Le gène ALK peut être comparé à une antenne: il capte des signaux de croissance pour la cellule. Une forme similaire de ce gène a été découverte dans le cancer du sein. Un gène ALK défectueux signale constamment à la cellule qu'elle doit poursuivre sa croissance", explique encore Speleman.
Le gène ne semble pas uniquement jouer un rôle dans la forme héréditaire du neuroblastome, mais également dans environ 10% des autres cas, et même dans certaines formes de cancer du poumon.
Limiter ses effets
Suite à cette découverte, il s'agit maintenant de trouver un moyen pour éliminer le gène défectueux. "Il existe un certain nombre de molécules sur le marché qui permettent de perturber la fonction d'antenne de tels gènes, mais il faut encore étudier leur effet sur le corps du patient", explique Speleman.
L'étude du gène permettra de développer de nouvelles thérapies qui peuvent tout au moins limiter le cancer, si pas le guérir, selon le scientifique. L'enquête, dont les résultats ont été publiés dans la dernière édition de Nature, a été menée par le professeur John M. Maris de l'hôpital des enfants en Philadelphie.



