140 plaintes pour violence conjugale par jour
Chaque jour, près de 140 plaintes sont déposées en Belgique pour violence conjugale. Les estimations établissent qu'une femme sur huit est victime de violence conjugale, rapporte Oxfam-Solidarité.
L'association rappelle, à l'approche de la journée internationale de la femme, le 8 mars, que la violence contre les femmes constitue la violation la plus répandue des droits humains dans le monde.
Un droit fondamentalAu cours de sa vie, une femme sur trois à travers le monde a été battue, contrainte d'avoir des rapports sexuels ou a subi d'autres formes de sévices. En outre, la moitié des femmes assassinées le sont par leur (ex-)conjoint, selon Oxfam. En Colombie, une femme est tuée par son compagnon tous les 6 jours. En Afrique du Sud, cela se passe toutes les 6 heures.
"La violence contre les femmes est un déni flagrant des droits fondamentaux, et elle a aussi un coût gigantesque pour la société", rappelle Oxfam-Solidarité. En effet, outre les coûts de santé directs, il faut également comptabiliser le coût en matière de travail. Chaque année, 8 millions de journées de travail rémunéré sont perdues suite aux actes de violence familiale, selon Oxfam.
Santé"La violence et la peur de cette violence empêchent beaucoup de femmes et de filles de participer pleinement à la vie en société, d'aller à l'école ou au marché, de travailler, etc.", souligne l'association.
Mais cette violence a également des conséquences importantes en matière de propagation du SIDA: en Afrique du Sud, les femmes battues auraient ainsi 48% de chances supplémentaires d'être infectées. Oxfam-Solidarité a intégré depuis une dizaine d'années la problématique de la violence contre les femmes dans ses programmes en Afrique australe, en Amérique centrale et dans les Caraïbes. (belga)