Les contrôles et les examens de fin d'année sont une période difficile et une grande source d'angoisse pour les jeunes, y compris pour les cadets. Selon klasse.be, un enfant sur dix souffre d'anxiété pendant ces semaines difficiles. En tant que parent, ignorer ou critiquer le stress de l'enfant n'est pas le bon message à faire passer à son chérubin.
Signaux
L'anxiété n'arrive pas sans signaux. Pensez un instant à ce qui va parfois mal chez votre enfant. Se plaint-il de maux de tête, de douleurs d'estomac ou d'intestins quand la cloche de l'école s'apprête à retentir? Peut-être est-il soudain timide, renfermé sur lui-même, ou au contraire un vrai clown. Peut-être essaie-t-il d'échapper à l'échéance en se cherchant des excuses, en mentant ou en pleurant.
Plusieurs approches face à l'anxiété:
- Envisagez le calme comme première clé au problème. Ne paniquez pas quand votre petit est lui-même en panique. Trop d'émotions en sa présence ne feront qu'amplifier son problème. Une écoute dans le calme est impérative.
- Essayez de travailler ensemble et parlez travail avec votre enfant. Cela lui donnera confiance et définir le travail le rassurera. Dites-lui que l'échec fait partie de la vie. Que vous aussi, vous faites des erreurs.
- Mettez en lumière toutes les qualités de votre enfant.
- Réorientez les pensées négatives. Cherchez ce qui, en dehors de ses tâches scolaires, peut rendre votre enfant angoissé. Ne mettez pas l'accent sur la déception en cas d'échec, mais le contentement en cas de réussite. "Si tu apprends bien ta leçon, Papa sera super content!"
- Ne le laissez pas échapper à ses obligations. Encouragez-le à faire face à l'obstacle, pas à le contourner. Sinon, c'est un réflexe qu'il adoptera toute sa vie, et c'est une habitude que vous aurez le plus grand mal à lui faire perdre.
- Apprenez-lui à structurer son travail. Aidez-le à faire un planning de ce qui est à faire. Apprenez-lui à faire son possible mais aussi que l'échec peut arriver. Ce qui compte avant tout, c'est son engagement.
Un copion pour sauver l'enfant
Klasse.be coneille aussi d'opter pour le copion. Pas le copion qui condense en un post-it tout le contenu de sa leçon, évidemment, mais des règles qui peuvent motiver et donner confiance aux petits:
1. J'ai étudié ma leçon. (Donc je peux le faire!)
2. Je reste calme et je respire profondément. (Comme ça je peux mieux me souvenir et mieux répondre aux questions)
3. Si je ne sais pas répondre à une question, je ne panique pas. (Je passe celle-ci et j'essaie d'abord de répondre aux autres avant de retourner sur celle que j'ignorais)
4. Je peux faire des fautes. (Tout le monde en fait, y compris Maman, Papa et Madame)
5. J'ai fait de mon mieux! (Même si ça ne s'est pas bien passé cette fois-ci)
Des habitudes tout petit pour être détendu toute une vie
Ces petits réflexes de calme et de confiance sont essentiels. Les acquérir dès l'enfance mettra l'enfant d'emblée dans un meilleur contexte de réussite et de sécurité. Ne pas dramatiser l'échec, ne pas stigmatiser l'enfant qui échoue, ne pas reporter sur l'enfant nos propres craintes et nos espoirs personnels. Le parent n'est jamais étranger à la façon dont l'enfant abordera ses études et les obstacles de la vie en général. Autant le préparer dès son plus jeune âge à s'organiser à temps pour écarter le stress et la précipitation, à affronter les difficultés et à croire en lui. L'important, plus que des points abstraits sur un bulletin, c'est de lui montrer qu'il a tout en main pour réussir, que rien n'est jamais perdu et que tout dépend de sa volonté, en somme.
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