Neuf chefs coqs renommés ont décidé d'apporter leur soutien à la pêche côtière belge, en participant à la promotion de sortes de poissons moins connues ou qui ne sont pas appréciées à leur juste valeur. Ils vont ainsi mettre ces sortes de poissons, toutes pêchées le long de la côte belge, à leur menu. L'objectif est d'encourager les gastronomes à les consommer par la suite également chez eux.
Les grands chefs qui adhèrent au projet sont Peter Goossens ('t Hof van Cleve, MuseumBrasserie), Kobe Desramaults (In de Wulf), Johan Segers ('t Fornuis), Viki Geunes ('t Zilte), Filip Claeys (De Jonkman), Rudi Van Beylen (Hof ten Damme), Philippe De Wilde (Restaurant Gloria), Roger Vandamme (Het Gebaar) et Filip Van Thuyne (C-Jean).
De nombreux propriétaires de restaurant font venir leur poisson de l'étranger. C'est pourquoi le bar victoria ou le tilapia figurent souvent à la carte, au détriment de notre propre pêche. Outre les sortes les plus connues, telles que la sole, la plie et le cabillaud, on trouve également le loup, le merlan, la limande et le grondin gris.
"Si des chefs de haut niveau proposent ces sortes de poissons moins connues dans leur restaurant, les pêcheurs et les autres acteurs du secteur pourront en tirer un revenu raisonnable", selon le président de la Fondation pour le développement durable de la pêche (Stichting voor Duurzame Visserijontwikkeling), Ivan Victor. "Les chefs montrent par là au grand public que ces sortes de poissons, grâce à la bonne préparation, peuvent être élevées à un plus haut niveau", ajoute-t-il.
Ce projet de promotion du poisson a été lancé en 2007 par la Fondation pour le développement durable de la pêche et a déjà récolté des résultats. Les pêcheurs ont vu leurs revenus augmenter de 20 à 25% en raison d'une hausse de la demande pour leurs produits. Le potentiel est grand, estime M. Victor, parce que le Belge consomme en moyenne 17 kilos de poisson par an.
Le secteur de la pêche côtière belge occupe actuellement 550 pêcheurs pour une nonantaine de navires. Outre la promotion du poisson, la Fondation oeuvre également en faveur de la rentabilité. Ainsi, l'utilisation d'autres techniques de pêche contribue à diminuer la consommation de carburant. Une trentaine de bateaux sont par ailleurs déjà équipés d'un système de cruise control, permettant d'épargner jusqu'à 15% de carburant. (belga)



