Annick Savaglio, mère de famille de 44 ans, avait envie de changer de tête ce jour-là. Elle s'est donc rendue dans un salon de coiffure de La Roche-sur-Foron, une petite ville de Haute-Savoie. Elle teignait habituellement ses cheveux bruns en blond platine. Sa coiffeuse lui a proposé une nouvelle méthode pour une coloration plus rapide. En confiance, Annick a accepté.
"Elle m'a appliqué le produit décolorant et m'a enveloppé la tête avec du papier aluminium", explique Annick dans Le Parisien. "Ce casque d'aluminium a agi comme un effet de serre. Au bout de cinq minutes, j'ai ressenti une brûlure intense sur tout le crâne. C'était atroce." Annick a été brûlée au premier degré Elle est ressortie du salon sans un cheveu sur la tête. Evidemment, cela a été difficile à vivre pour elle. "On m'a traitée de Tête de piaf, de Kojak." Elle explique qu'elle a dû suivre une psychothérapie.
Après trois ans de procédure judiciaire, Annick a réussi à faire condamner la coiffeuse: elle doit lui verser 13.000€ de dommages et intérêts. "Je ne pourrai jamais redevenir blonde car mon cuir chevelu est devenu trop sensible", regrette Annick. "C'est comme si on m'avait volé mon image."




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